Illustration, Tiégnan, procès détournement de deniers publics au ministère de l'Action humanitaire

Affaire détournement de deniers publics au ministère de l’Action humanitaire :Le dossier est mis en délibéré le 24 décembre 2024

Le procès du détournement de deniers publics au ministère en charge de l’Action humanitaire s’est poursuivi le 18 décembre 2024 au tribunal de grande instance Ouaga 1. Le dossier est mis en délibéré le 24 décembre 2024.

Le 16 décembre dernier, les débats étaient clos. L’audience de ce jour a été consacrée à la constitution de la partie civile, aux réquisitions du parquet et aux plaidoiries des différentes parties.

Concernant la constitution de partie civile, le Réseau national de lutte anti corruption (REN-LAC), constitué partie civile auprès de l’Etat, a demandé la somme de 1 F symbolique.

L’Etat burkinabè, quant à lui, estime avoir subit un double préjudices dans cette affaire à savoir un préjudice financier et moral. Pour le préjudice financier, l’Etat estime avoir subi un préjudice de 5 milliards 83 millions FCFA qu’il met à la charge des prévenus. Il s’agit : 115 millions FCFA au compte de Bayoulou Philippe, 52 millions FCFA au compte de Mme Tarpaga, 419 millions FCFA au compte de Salifou Ouedraogo et 4 milliards 251 millions FCFA au compte de M. Tiegnan. Quant au préjudice moral subit, l’Etat demande aux prévenus la somme de 1 F symbolique.

Par ailleurs, l’Etat burkinabè a demandé la somme de 10 millions FCFA au titre des frais exposés et non contenus dans les dépens, la restitution des numéraires et des biens meubles et immeubles saisis.

Dans ses réquisitions, le parquet a demandé au tribunal de déclarer Amidou Tiegnan coupable de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, de le condamner à 30 ans de prison et au paiement d’une amende de 13 milliards 385 millions FCFA, le tout ferme.

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Pour Salifou Ouédraogo, le procureur a requis la peine d’emprisonnement de 20 ans et une amende de 347 millions 677 milles FCFA, le tout ferme. En ce qui concerne Bayoulou Philippe, le procureur demande une peine d’emprisonnement de 11 ans et une amende de 170 millions 208 milles FCFA, le tout ferme.

Le procureur a demandé au tribunal d’ordonner la déchéance de la décoration de Mme Taparga et de la condamner à la peine d’emprisonnement ferme de 15 ans et à une amende de 285 millions FCFA suivi d’un mandat de dépôt.

Le procureur a fixé la contrainte judiciaire au maximum à 1 an. Il a ordonné la confiscation des biens dont la liste leur sera transmis.

Après la plaidoirie des différentes parties, le tribunal a donné, une dernière fois, la parole aux prévenus. A la barre, ils sont tous reconnus leurs fautes et ont demandé la clémence du tribunal. Ils ont également demandé le pardon du peuple burkinabè. Le dossier est mis en délibéré le 24 décembre 2024

Issouf TAPSOBA

Latribunedufaso.net

 

 

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