La Direction régionale de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (DRCCAT) du Kadiogo a tenu, le 21 octobre 2025 à Ouagadougou, un atelier de vulgarisation des textes juridiques sur le patrimoine culturel au profit des forces vives de la région. La cérémonie d’ouverture des travaux a été placée sous la présidence du Gouverneur, représenté par la Secrétaire générale, Aïssata Angélina Traoré.
Dans un contexte marqué par le défi sécuritaire et la quête de souveraineté, le patrimoine culturel du Burkina est doublement menacé par les destructions liées aux crises et le trafic illicite. Afin de jouer pleinement leur rôle dans sa sauvegarde, les acteurs de la région du Kadiogo (experts, juristes, Forces de défense et de sécurité – FDS, acteurs culturels, etc.) ont participé à un atelier de vulgarisation de la réglementation en la matière.
Un acte d’affirmation de l’identité nationale
Initiée par la DRCCAT, cette rencontre visait à outiller les participants sur la réglementation et le mécanisme de protection en cas de conflit armé, ainsi qu’à renforcer les connaissances sur les mécanismes nationaux de lutte contre le trafic illicite des biens culturels. Ce fléau prive le Burkina Faso de sa mémoire et finance souvent des réseaux criminels.

Selon la Secrétaire générale, Aïssata Angelina Traoré, représentante du Gouverneur de la région du Kadiogo, le patrimoine est l’expression concrète des valeurs endogènes et de la dignité du Burkina Faso. « Le défendre, c’est affirmer que nous ne serons plus les fantômes de notre propre histoire, mais les bâtisseurs d’un Burkina Faso fier, digne et résilient », a-t-elle déclaré.
Des textes qui responsabilisent tous les acteurs
La Directrice régionale du Kadiogo chargée de la Culture, Noëlle Octavie Néya/Ouédraogo a formulé le vœu que cet atelier soit un moment de synergie et de connaissances partagées pour la lutte contre le phénomène.

Ce cadre d’échanges a permis aux participants d’aborder deux thématiques principales : la présentation de la nouvelle loi portant protection, sauvegarde et valorisation du patrimoine culturel au Burkina Faso et la sensibilisation sur le phénomène du trafic illicite des biens culturels.

Selon Evariste Kaboré, Conseiller en gestion du patrimoine culturel, chargé des communications, les textes juridiques ont mis en place des mesures de renforcement de la protection du patrimoine culturel et ont établi la responsabilité de chaque partie prenante.
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« L’État doit prendre des mesures d’inventaire, de documentation des biens culturels, à travers des institutions comme les musées. Au-delà de ça, les textes mettent également les différents acteurs devant leurs responsabilités, notamment les FDS qui doivent veiller à faire appliquer la législation, protéger les biens culturels et travailler en synergie avec les structures publiques en charge du patrimoine culturel », a-t-il expliqué.
Issouf TAPSOBA
Latribunedufaso.net

