Dans le but de mieux protéger son patrimoine culturel face aux risques de conflits, le Burkina Faso lance un projet de vulgarisation des textes juridiques et de marquage des biens placés sous protection renforcée, 17 juin 2025

Patrimoine culturel : Le projet de vulgarisation des textes juridiques et le marquage des biens protégés officiellement lancé

Dans le but de mieux protéger son patrimoine culturel face aux risques de conflits, le Burkina Faso lance un projet de vulgarisation des textes juridiques et de marquage des biens placés sous protection renforcée. Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), à travers la Direction générale de la culture et des arts a tenu, le 17 juin 2025 à Ouagadougou, un atelier de cadrage sur la mise en œuvre dudit projet.

Dans le cadre du programme Flagship 3 pour la Priorité Afrique et en appui à son mandat de protection du patrimoine culturel en cas de conflit armé, l’UNESCO soutient la mise en œuvre d’actions « concrètes » au Burkina Faso visant à renforcer la connaissance et la sauvegarde de son riche patrimoine culturel national.

Ce projet s’inscrit dans la continuité des efforts menés pour la révision de la loi-cadre portant protection du patrimoine culturel (août 2023), un processus également soutenu par l’UNESCO. Il fait aussi suite à l’inscription de 11 biens culturels du Burkina Faso sur la liste internationale des biens placés sous protection renforcée (décembre 2023), conformément à la Convention de la Haye de 1954 et à ses deux protocoles.

Dans le but de mieux protéger son patrimoine culturel face aux risques de conflits, le Burkina Faso lance un projet de vulgarisation des textes juridiques et de marquage des biens placés sous protection renforcée, 17 juin 2025
Une vue des participants lors du lancement de l’atelier – Ph. A. Kiendrebeogo

Le MCCAT a tenu ce 17 juin 2025 à Ouagadougou, un atelier de cadrage sur la mise en œuvre du projet de vulgarisation des textes juridiques et du marquage des biens culturels placés sous protection renforcée. Organisé par la Direction générale de la culture et des arts, cet atelier a été présidé par le Secrétaire général du ministère, Fidèle Aymar Tamini, représentant le ministre Gilbert Ouédraogo.

L’objectif de l’atelier est de présenter les grandes lignes du projet, d’échanger sur les mécanismes de marquage des biens culturels et de renforcer la connaissance du cadre juridique en matière de patrimoine. « Il s’agit d’un moment crucial pour aligner nos efforts et impulser une dynamique nouvelle dans la gestion de notre patrimoine », a déclaré le ministre dans son discours lu par Fidèle Aymar Tamini.

La vulgarisation des textes juridiques vise à les rendre compréhensibles et accessibles à tous, contribuant ainsi à une meilleure information des citoyens sur les normes applicables en matière de protection et de valorisation du patrimoine.

Par ailleurs, le marquage des 11 biens inscrits sur la liste de protection renforcée vise à leur offrir un niveau de sécurité plus élevé, tout en garantissant une reconnaissance à l’échelle mondiale. Cette mesure permettra notamment de limiter les risques d’attaques ou d’utilisation militaire, préservant ainsi leur intégrité et leur valeur historique et culturelle.

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Les ruines de Loropéni, la cour royale de Tiébélé, les cinq sites de métallurgie ancienne, le Musée national, Sya (centre historique de Bobo-Dioulasso), la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Ouagadougou et le sanctuaire de Yagma sont les 11 biens inscrits sur la liste internationale de protection renforcée.

Rosana Astride KIENDREBEOGO 

Latribunedufaso.net

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