La cérémonie de remise des prix spéciaux de la 29e édition du FESPACO s’est tenue le 28 février 2025 à Ouagadougou. A l’occasion, la société minière IAMGOLD Essakane SA a décerné un prix spécial au réalisateur burkinabè Michel ZONGO pour son film documentaire « L’homme qui plante les baobabs ».
Le prix est doté d’un trophée et d’une somme de 5 millions FCFA assurés par la compagnie minière aurifère IAMGOLD Essakane SA qui opère dans le Sahel burkinabè.
Michel Zongo met en lumière le combat d’un octogénaire, le vieux El Hadj Salifou Ouédraogo, un héros anonyme qui a planté 4 600 baobabs en un demi siècle dans la localité de Solenzo. Poussé par la sécheresse des années 70 à quitter son village de Titao pour la zone fertile de Solenzo, le brave paysan pragmatique et éclairé a fait du reboisement du majestueux baobab son cheval de bataille.

Au fil des années, El Hadj Salifou a maîtrisé les techniques de l’agroécologie du milieu rural auquel il a associé ses connaissances endogènes des arbres. Dans ce film, M. Zongo donne la parole aux acteurs du terroir. Toutes les communautés locales, hommes, femmes et enfants ont adhérer au projet du vieux Salifou.
Selon la Directrice des affaires corporatives de IAMGOLD Essakane SA, Blandine Kaboré, plusieurs raisons expliquent le choix de cette œuvre. « Ce film traite des défis environnementaux, notamment la sécheresse, le manque d’eau, en mettant l’accent sur les solutions endogènes pour préserver l’environnement », a-t-elle expliqué.

Conscient que son activité est susceptible de détruire l’environnement, Essakane fait de la protection de l’environnement son cheval de bataille. « Nous sommes leader en matière de réhabilitation progressive », a souligné Blandine Kaboré.
A l’ecouter, le documentaire parle déjà de ce que fait Essakane à savoir, la préservation de l’environnement avec des solutions endogènes. Il était donc de bon ton de décerner ce prix à Michel Zongo.
Le réalisateur de « L’homme qui plante les baobabs » a remercié Essakane pour cette reconnaissance. Il s’est réjoui que le message de son œuvre qui est de préserver l’environnement a pu toucher des structures comme Essakane.
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Notons que ce prix spécial récompense le meilleur documentaire long métrage traitant de la problématique environnementale au Sahel. Il est remis par un jury de cinq personnalités burkinabè et étrangère reconnues pour leur engagement en faveur de la culture. Le jury est présidé par l’ancien ministre de la culture Abdoul Karim Sango.
Issouf TAPSOBA
latribunedufaso.net
