Le film documentaire « L’homme qui plante les baobabs » de Michel K. Zongo a été projeté le 26 février 2025 au ciné Burkina. Cette projection entre dans le cadre des activités de la 29e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).
D’une durée de 73 minutes, « L’homme qui plante les baobabs » est un film sélectionné dans la catégorie documentaire long métrage au FESPACO 2025. Le 26 février 2025 au ciné Burkina, les cinéphiles ont découvert l’histoire remarquable de El Hadj Salifou Ouédraogo, relatée dans le film. Il est l’homme qui a planté plus de 4000 baobabs.
En effet, Michel K. Zongo raconte l’histoire d’un vieillard qui a passé 50 ans de sa vie a planté des arbres dans son village situé à l’Ouest du Burkina Faso. El Hadj Salifou Ouédraogo a fait face a beaucoup d’incompréhensions et de préjugés dans la réalisation de ce projet.

Aujourd’hui, du haut de ses 82 ans, ses 4600 baobabs s’étendent à perte de vue. El Hadj Salifou Ouédraogo a consacré sa vie à faire exister ces arbres majestueux et millénaires, rares et en voie de disparition dans la savane africaine.
« Je trouve que c’est exceptionnel. Je n’ai pas vu un individu quelque par dans le monde qui a eu le courage de planter plus de 4000 baobabs. Il a casser tous les préjugés. C’était important pour moi de le célébrer », a expliqué Michel K. Zongo, les raisons qui l’ont motivé à réaliser ce documentaire.

Pour le réalisateur, ce film interpelle tout un chacun à renouer avec la nature. En rappelant les effets néfastes du changement climatique sur le Burkina Faso, il a exhorter les populations à emboîter le pas du papa (NDLR, El Hadj Salifou Ouédraogo). « Même si on ne va pas planter 4600 baobabs, on pourra planter chaque année un arbre quelque part », a-t-il poursuivi.
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Les cinéphiles ont aimé l’histoire de El Hadj Salifou Ouédraogo, l’homme qui plante les baobabs. Présent a la projection, l’acteur principal du film documentaire a reçu des félicitations. Les cinéphiles lui ont exprimé leur reconnaissance pour son immense contribution à la protection de l’environnement.
Certains trouvent son histoire extraordinaire. C’est le cas de Toualy Tapé Cyrille, cinéphile ivoirien. « Tout m’a marqué dans ce film. J’ai suivi beaucoup de film au FESPACO. J’ai été extraordinairement marqué par ce documentaire », a-t-il laissé entendre.

Pour lui, El Hadj Salifou Ouédraogo est un monument. « Voici un homme qu’il faut valoriser. Il faut enseigner son histoire dans nos écoles. Savoir qu’il y a quelqu’un qui a consacré sa vie à donner un souffle de vie à la nature, pour moi c’est extraordinaire », a-t-il ajouté tout en lui souhaitant longue vie.
Issouf TAPSOBA
latribunedufaso.net
