Jean Claude Kiswensida Ouédraogo est l’un des cinéastes Burkinabè dont le film sélectionné en compétition officielle au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Dans ce métier depuis 2008, il a participé à la réalisation d’une dizaine de projets. Avec sa maison de production JC PRODUCTION, M. Ouédraogo a à son actif plusieurs films dont « Soixante quinze mille francs », le film sélectionné au FESPACO. Dans cet entretien accordé à latribunedufaso.net, le cinéaste nous parle de sa carrière. Aussi, nous donne-t-il un avant goût du film avant sa projection. Lisez !
latribunedufaso.net : Qui est Jean Kiswensida Claude Ouédraogo ?
L’interviewé : Je suis Jean Claude Kiswensida Ouédraogo. Je suis monteur et réalisateur. Je suis le responsable de JC PRODUCTION. Je suis dans le métier du cinéma depuis 2008 grâce, notamment à Stéphane Zoungrana, à Sougalo Dao, à feu Bed Modeste Ganafé et à Christiane Fournel.
Votre film est sélectionné en compétition officielle au FESPACO. Quel sentiment vous anime ?
C’est un sentiment de fierté. Je pense qu’il y a plus de 1300 films qui ont été soumis. Si parmi ces films le mien est sélectionné, je me dis qu’il y a un minimum de qualité.
Présentez-nous le film ?
Le film est intitulé « Soixante quinze mille francs ». C’est un court métrage fiction de 23 mn 50 s qui a été tourné en 2023. Il est sélectionné dans la catégorie Burkina film. Ce film parle de plusieurs thématiques, notamment la fausseté, l’hymocrisie et la perte des valeurs morales dans nos sociétés comme la solidarité. Il raconte une histoire qui est aujourd’hui une triste réalité.

Pourquoi avoir décidé de réaliser ce film ?
Je sais que nous avons tous été témoin d’une triste histoire dans la société. Par exemple, l’histoire d’un vieillard du quartier qui vit dans la pauvreté sans que personne ne lui vienne en aide. Mais le jour qu’on va annoncer son décès, vous allez voir que des propriétaires de grosses voitures vont venir faire les funérailles.
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Donc, ce film a été réalisé pour sensibiliser les gens sur la solidarité. Si tu es capable de tendre la main à ton prochain. Il faut le faire pendant qu’il est temps.
Avez-vous rencontré des difficultés dans le cadre de ce projet ?
Oui, parce que quelle que soit la pertinence de ton projet, si tu n’as pas d’accompagnement, c’est compliqué. Sur ce, je remercie le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme et l’ONG Respublica. Je leur dit un grand merci pour la confiance. C’est grâce à leur soutien que ce film a été réalisé.
Ce film a déjà été sélectionné dans beaucoup de festivals où vous avez gagné des prix. Dites nous en plus.
J’ai compétit dans beaucoup de festivals avec ce film dont je ne me rappelle plus des noms. Parmi eux, il y a Atlanta MOVIE AWARD où j’ai été nominé meilleur court métrage international. J’ai également participer au Festival international de film de Serbie où je suis sorti en demie finale.

Êtes vous confiant dans cette compétition ?
J’espère pouvoir remporter un prix. Si on est sélectionné, on espère aussi aller loin.
Avez-vous un message ?
Je remercie tous ceux qui m’ont accompagner dans ce projet, notamment le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme et l’ONG Respublica. C’est dur de débloquer des millions pour financer le projet de nous jeunes, surtout amateur. Mais ces partenaires nous ont fait confiance. Je peux dire que ce film est le fruit de la confiance qu’ils nous ont accordé.
Issouf TAPSOBA
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