Bien que débuté le lundi 11 mai 2026, la cérémonie officielle d’ouverture de la 17e édition du festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA) s’est déroulée dans l’après-midi de ce jeudi 14 mai 2026. Elle s’est tenue sous la présidence du Gouverneur de la région de Bankui/Sourou, Babo Pierre Bassinga, des autorités coutumières, militaires et paramilitaires, du coparrain, des représentants du parrain et une population massivement mobilisée pour la circonstance.
Placée sous le thème : « FESTIMA, 30 ans au service de la tradition du masque : bilan et perspectives », cette édition se déroule jusqu’au 18 mai 2026. Un thème qui traduit la volonté de l’association pour la sauvegarde des masques (ASAMA), structure organisatrice du FESTIMA, de marquer une pause pour évaluer le chemin parcouru et mieux envisager l’avenir, selon Dr Léonce Ki, secrétaire exécutif de l’ASAMA et président du comité d’organisation.
En plus du colloque international pluridisciplinaire qui s’est tenu les 12 et 13 mai 2026, on aura au programme de cette 17e édition du FESTIMA, qui marque également les 30 années d’existence du festival, des prestations de masques à la place du FESTIMA et la foire d’exposition à la place Melon Gare. Une vingtaine de sociétés de masques venues des régions du Bankui, du Nando, du Guiriko, du Sourou, tiendront le public en haleine la journée et la soirée, tout au long du festival.

Au nom du patron du FESTIMA 2026, le ministre de la Culture, le Gouverneur qde la région de Bankui/Sourou, Babo Pierre Bassinga, a tout d’abord salué et félicité l’Association pour la Sauvegarde des Masques (ASAMA), organisatrice de cet événement majeur, pour sa constance et sa détermination à faire du FESTIMA un rendez-vous incontournable du patrimoine culturel africain et mondial. Pour lui, le FESTIMA, c’est trente années d’engagement, de résilience et de passion au service de la sauvegarde et de la promotion du patrimoine culturel burkinabè.
« Depuis sa création, le FESTIMA s’est imposé comme une plateforme unique de valorisation des masques, symboles vivants de nos identités, de nos croyances et de nos traditions. A travers danses, rituels, expositions et rencontres scientifiques, il contribue à la transmission intergénérationnelle de savoirs ancestraux. Le FESTIMA n’est pas seulement un événement culturel. Il est aussi un puissant levier de développement local, de promotion touristique et de cohésion sociale. A travers lui, Dédougou et le Burkina Faso rayonnent bien au-delà de leurs frontières », a-t-il déclaré.

Il s’est également réjoui de l’organisation du colloque international pluridisciplinaire en marge du FESTIMA qui, selon le gouverneur, est venu enrichir cette édition en apportant un éclairage scientifique sur les dimensions anthropologiques, historiques et symboliques du masque. Cela témoigne selon lui, de la volonté des organisateurs d’allier tradition et réflexion intellectuelle.
Tout en saluant la mobilisation exceptionnelle des différents acteurs impliqués dans l’organisation de cette édition, il a réaffirmé l’engagement des plus hautes autorités à accompagner toutes les initiatives visant à préserver et promouvoir le patrimoine culturel burkinabè, tout en renforçant les industries culturelles et créatives.

Dr Léonce Ki est le secrétaire exécutif de l’ASAMA, structure organisatrice du FESTIMA et président du comité d’organisation. Dans son allocution, Il a indiqué que depuis sa création, le FESTIMA s’est imposé comme une référence en matière de valorisation des masques. Il est également devenu un véritable levier de développement économique et touristique local.
« Il est devenu un espace d’expression culturelle, de dialogue entre les peuples et de transmission des savoirs traditionnels. Grâce à l’engagement de tous, il contribue à maintenir vivantes des pratiques culturelles essentielles à notre identité.
L’édition 2026 a donné une dimension nouvelle au cadre traditionnel de reflexion, qui, de conférence et panel est devenu un colloque scientifique international, pour davantage enrichir les réflexions sur les dimensions anthropologiques, historiques et symboliques du masque », a-t-il précisé.

« Le FESTIMA est aujourd’hui un patrimoine vivant, un symbole d’unité et un levier de développement local et touristique. À travers lui, c’est un pan de la richesse culturelle du Burkina Faso et partant de l’Afrique est mise en lumière », a-t-il ajouté.
À l’occasion de ces 30 ans du FESTIMA, l’ASAMA, par la voix de son secrétaire exécutif, réaffirme son engagement à renforcer la sauvegarde des traditions liées aux masques, à promouvoir la recherche et la documentation culturelle, à impliquer davantage les jeunes générations et hisser le FESTIMA à un niveau encore plus élevé sur la scène internationale.
Par ailleurs, Dr Léonce Ki a salué le ministre chargé de la Culture, Gilbert Ouédraogo patron de l’évènement, celui de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé parrain, le coparrain ainsi que les différents soutiens de l’évènement. En plus, il a indiqué que toutes les dispositions sont prises pour assurer une organisation réussie de cette 17ᵉ édition du FESTIMA. Il a saisi l’occasion pour inviter l’ensemble des populations, des acteurs culturels, des partenaires et des festivaliers à se mobiliser pour faire de cette édition une réussite collective.

Dans son allocution, le coparrain, Drissa Traoré, co-fondateur de l’équipementier sportif « SonKoa » a adressé ses chaleureuses félicitations à l’ASAMA pour son engagement constant et remarquable dans la promotion du patrimoine culturel burkinabè, grâce notamment au FESTIMA qui, selon lui, est aujourd’hui une référence internationale. « Le FESTIMA est plus qu’un festival. Il est un espace de dialogue entre les cultures, un outil de développement local et un vecteur de promotion touristique pour notre pays. À travers lui, Dédougou devient une vitrine du Burkina Faso culturel et un carrefour d’échanges entre les peuples », a-t-il souligné.

Selon Drissa Traoré, le masque, facteur de cohésion sociale, constitue un pilier de l’identité de la région dont il est lui-même originaire. Il invite donc les dépositaires des traditions et les différents acteurs culturels à le préserver.
« En tant que fils de la région du Bankui et du Sourou, je voudrais souligner que la culture, et particulièrement les traditions liées aux masques, constitue un pilier fondamental de notre identité nationale. Elle est un facteur de cohésion sociale, de transmission des valeurs et de renforcement du sentiment d’appartenance à une même Nation.
Le masque, au-delà de son aspect artistique, est porteur de messages, de savoirs et de symboles qui fondent nos sociétés. Le préserver et le valoriser, c’est contribuer activement à la construction d’une patrie forte, enracinée dans ses valeurs et ouverte sur le monde », a-t-il soutenu.
En tant que co-parrain, Drissa Traoré a aussi réaffirmé son engagement à accompagner cette dynamique, aux côtés du Gouvernement et de l’ensemble des acteurs, afin de renforcer l’impact du FESTIMA et d’assurer sa pérennité.
Mamadou ZONGO
Latribunedufaso.net
