Débuté le 12 mai 2026, le colloque international pluridisciplinaire organisé en marge du Festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA), a pris fin dans l’après-midi de ce mercredi 13 mai 2026. Tout comme la cérémonie d’ouverture, la cérémonie de clôture a été présidée par le Haut-Commissaire du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, représentant le gouverneur des régions de Bankui/Sourou.
Durant ces deux jours, une soixantaine de communications réparties en cinq (05) axes, ont été animées en présentiel et en ligne par d’éminents enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants, acteurs culturels, masterants, venus entre autres, du Burkina Faso, de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre ainsi que de la France.

« Le masque : Formes, fonctions et manifestations », c’est le thème global de cette rencontre scientifique organisée par l’association pour la sauvegarde des masques (ASAMA), structure organisatrice du FESTIMA, en collaboration avec l’Université Daniel Ouezzin Coulibaly de Dédougou. Ce qui a permis d’offrir un cadre académique de haut niveau pour interroger la place, la typologie, la survie, la transmission, la sacralité, les fonctions, les liens entre l’environnement et le masque.
À l’issue des échanges, les participants ont formulé des recommandations afin de contribuer à la sauvegarde des masques. Il s’agit notamment de la publication des actes du colloque, la collaboration entre enseignants-chercheurs, chercheurs, acteurs culturels et dépositaires coutumiers, le renforcement du partenariat entre l’Université Daniel Ouezzin Coulibaly de Dédougou et l’ASAMA.
Selon le rapport des participants, cette rencontre a marqué une étape importante dans la valorisation du patrimoine universitaire et de la promotion de la richesse interdisciplinaire. La diversité des communications a également permis de témoigner de la vitalité de la recherche au niveau national, régional et international. Soulignant l’importance de ce colloque international, ils ont également souhaité que ce cadre d’échanges puisse être renouvelé lors des prochaines éditions du FESTIMA.

Prenant la parole au nom du Président de l’Université Daniel Ouezzin Coulibaly, le Pr René Dembélé, a traduit la gratitude de l’UDOC aux différents participants pour la richesse et la diversité des communications qui, selon lui, ont fait de ce colloque, fruit d’une synergie interdisciplinaire, une véritable réussite, un véritable espace de dialogue scientifique. Pour lui, le soutien des autorités administratives, académiques, coutumières et acteurs culturels à ce colloque, témoigne de l’intérêt qu’ils portent à la vie scientifique et culturelle du Burkina Faso.

De son côté, tout en saluant la tenue effective de cette rencontre scientifique internationale, Bassouleymane Ouattara, représentant le gouverneur de la région de Bankui/Sourou, a indiqué que durant cette rencontre, les participants et communicants ont su concilier la rigueur de la recherche scientifique à la richesse des expressions culturelles locales.
« À travers les cinq axes de réflexion, vous avez apporté des éclairages précieux sous la résilience de nos traditions face aux défis climatiques et sécuritaires, tout en explorant les nouveaux horizons numériques du masque. Vos conclusions démontrent que le masque n’est pas un simple objet du passé mais un véritable facteur de paix et de cohésion sociale, indispensable à l’équilibre de nos communautés actuelles », a-t-il déclaré.

Il a tenu à saluer le comité scientifique sous la direction du Pr Patrice Toé pour la qualité de la programmation et le comité d’organisation pour le travail colossal abattu afin de faire de ce colloque une réussite.
Selon Bassouleymane Ouattara, les recommandations issues de ces débats constitueront une feuille de route précieuse pour les décideurs et les acteurs de la culture.
Mamadou ZONGO
Latribunedufaso.net

