La 22e édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), qui se tient du 25 avril au 02 mai 2026 à Bobo-Dioulasso, confirme son statut de carrefour privilégié des arts et traditions. Véritable cœur battant de l’événement, le village des communautés, installé sur le site du village artisanal, offre une vitrine de promotion des valeurs traditionnelles. Une équipe de Latribunedufaso.net s’y est rendue pour aller à la rencontre de la communauté ivoirienne.
Pour le président de la communauté ivoirienne à Bobo-Dioulasso, Amadou Sanou, cette participation à la SNC est une fierté. Selon lui, la notion de « village » renvoie directement au terroir et constitue une invitation à valoriser des valeurs ancestrales communes à l’ensemble des pays africains. À travers son stand dénommé « la Côte d’Ivoire profonde », les visiteurs sont invités à découvrir « une culture ivoirienne riche, une culture qui, tout comme celle des autres pays frères, constitue un socle important ».

Parmi les éléments mis en avant, l’Awalé occupe une place centrale. Amadou Sanou explique qu’il s’agit d’un jeu traditionnel emblématique, une porte d’entrée pour illustrer l’identité culturelle ivoirienne. L’exposition met également en lumière les plantes médicinales, symboles d’un retour aux sources nécessaire. « L’Africain doit être clair avec lui-même. Nous avions abandonné nos valeurs sociales, mais aujourd’hui, nous prenons conscience de l’importance de nos racines pour nous soigner », a-t-il martelé.

Au-delà de l’exposition, le stand « la Côte d’Ivoire profonde » se veut un message de fraternité. Pour le président de la communauté, les frontières géographiques ne sont que des barrières artificielles qui ne sauraient diviser les peuples. « On est liés à jamais », insiste-t-il. Il évoque les liens historiques et sociaux profonds qui unissent le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Niger.
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Ici, au cœur de la SNC, les barrières tombent. La communauté ivoirienne, tout comme ses voisins, vit en parfaite harmonie avec les Burkinabè, prouvant que la culture demeure le ciment le plus solide de l’intégration africaine. Une édition 2026 qui, selon les exposants, gagne en ampleur et confirme que le retour aux sources est plus que jamais d’actualité.
Achille Tiendrebeogo
Latribunedufaso.net
