A l’occasion du nouvel an, 963 détenus ont bénéficiés d’une remise totale, partielle et de commutation de peines. C’est la décision actée par le Conseil des ministres, réuni le 8 janvier 2026 à Ouagadougou, sous la présidence du Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré.
Parmi les décrets adoptés en Conseil des ministres du 8 janvier 2026, figure celui portant remise de peines au profit de 963 détenus. Cette mesure de grâce se décline en trois catégories distinctes, visant à favoriser la réinsertion sociale :
- Remise totale : 372 condamnés bénéficient d’une libération par la remise du reliquat de leur peine.
- Remise partielle : 590 détenus voient leur peine réduite d’une durée allant de 3 à 12 mois.
- Commutation de peine : 1 condamné à vie a vu sa peine commuée en une peine à temps.
Des critères basés sur l’effort et la vulnérabilité
Ces bénéficiaires ont été choisis suivant des critères définis, selon le Conseil des ministres. Il s’agit des conditions d’âge, de la minorité pénale, de l’état de santé précaire ou de l’intérêt porté aux travaux dans les unités de production agricole, les ateliers et travaux communautaires. Un accent a été également mis sur les condamnés ayant sollicité la commutation de leurs peines à la peine de Travail d’intérêt général.
A travers cette décision, le gouvernement s’inscrit dans une démarche humanitaire visant à offrir une seconde chance aux personnes condamnées ayant manifesté des efforts tangibles de réhabilitation.
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