Le Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) a procédé à l’évaluation de la mise en œuvre du projet de recherche intitulé : « Collecte des données phytosanitaires et de rendement sur l’anacardier et le manguier par l’utilisation de l’intelligence artificielle ». La mission de suivi-évaluation dudit projet a eu lieu le 14 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso.
Le projet, financé par le FONRID, porte sur la collecte de données phytosanitaires du manguier et de l’anacardier à l’aide de l’intelligence artificielle. Le Dr Issa Wonni, Directeur de recherche en Phytopathologie à la station de l’INERA de Farakoba, est membre de l’équipe de coordination de cette initiative.
Des résultats concrets pour accroître la productivité
L’objectif général de cette recherche est d’améliorer la production de mangue et d’anacarde à travers une gestion plus efficace des maladies. De façon spécifique, le projet visait à détecter automatiquement les maladies et les ravageurs, à proposer des recommandations sur les traitements phytosanitaires et à prédire le rendement des vergers.

Exécuté sur une période de 24 mois, le projet a déjà produit des résultats significatifs selon le Dr Issa Wonni. Les chercheurs ont mis au point une application capable de diagnostiquer les maladies et les ravageurs. Elle est disponible sur la plateforme Open Data de l’INERA. « Cette plateforme est au service des producteurs, des agents d’agriculture, mais également des chercheurs qui peuvent y retrouver des images des maladies [et] des insectes qu’ils peuvent utiliser à d’autres fins », a-t-il précisé.

Le projet a permis de renforcer les capacités de 100 producteurs. Des étudiants en master et doctorat ont également bénéficié du projet en participant activement à la collecte et à l’annotation des images nécessaires au développement de l’application.
Cette recherche a également abouti à la rédaction de drafts d’articles scientifiques dont la publication est imminente.
Un bilan satisfaisant et un besoin de financement
En phase de clôture, le taux d’exécution du projet est estimé à plus de 98%. Le seul volet restant à développer est celui de la prédiction des rendements des vergers. Le Dr Issa Wonni a ainsi expliqué qu’un financement complémentaire est nécessaire pour finaliser cet aspect.

À l’issue de l’évaluation, le Chef de service de suivi-évaluation du FONRID, Ardiouma Coulibaly, a exprimé sa satisfaction : « Le projet a été correctement exécuté. Le taux d’exécution est satisfaisant. Nous félicitons l’équipe de mise en œuvre. »
Pour rappel, cette recherche a été réalisée grâce au financement du FONRID, en collaboration avec le Centre de recherches pour le développement international (CRDI).
Issouf TAPSOBA
Latribunedufaso.net
