Créée le 23 juillet 2025, l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ) vise à améliorer l’accessibilité ainsi que les conditions de travail et de vie dans tous les secteurs de l’éducation au Burkina Faso. Cette initiative a été présentée aux journalistes et aux communicateurs lors d’un atelier qui se tient du 6 au 10 août 2025 à Bobo-Dioulasso. Il est organisé par la Présidence du Faso, en collaboration avec le Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GP).
La présentation, menée par Pascal Ouédraogo, expert au Département Infrastructures et Habitat du BN-GP, a mis en lumière l’ampleur du projet.
Un programme ambitieux en six volets
Prévue pour une première phase de cinq ans, l’IPEQ vise à remédier aux principales difficultés du secteur éducatif burkinabè. Il s’agit, entre autres : une qualité de l’enseignement de base en déclin, un enseignement secondaire insuffisant et trop axé sur les matières littéraires, et un enseignement supérieur en crise structurelle.

Pour répondre à cette problématique, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a décidé de mettre en place l’IPEQ. Elle se décline en six composantes et prévoit des actions d’envergure, majoritairement financées par le budget de l’État.
Parmi ces actions, la construction de plusieurs infrastructures modernes est prévue :
– 40 amphithéâtres
– 7 cités universitaires de 1000 lits
– 1 université polytechnique
– 44 complexes scolaires modernes en bâtiments R+3, intégrant les niveaux préscolaire, primaire et secondaire
– 2 écoles normales supérieures pour la formation des établissements techniques et professionnels (Bagré et Djibo), etc.
De plus, l’IPEQ prévoit la construction de lycées professionnels spécialisés dans des secteurs clés tels que l’agriculture, la pisciculture, l’industrie agroalimentaire, la foresterie et l’industrie du bois. Ces projets visent à impacter durablement l’ensemble du système éducatif, selon Pascal Ouédraogo.
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Par ailleurs, il a noté que l’IPEQ comporte un volet politique visant à adopter des réformes dans le secteur. L’objectif est de rompre avec les héritages du système éducatif colonial, inadapté aux réalités socio-économique actuelles du pays.
Issouf TAPSOBA
Latribunedufaso.net
