Artisanat minier : Un comité multipartite d’évaluation et de suivi installé

Ce vendredi 14 octobre 2022, s’est tenue à Ouagadougou, la cérémonie de lancement et d’installation du comité multipartites d’évaluation et de suivi dans les zones de production artisanale. Cela grâce à l’Alliance pour une mine responsable (ARM) et l’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako-Gourma (ALG) avec l’appui financier de l’Organisation de coopération économique et de développement (OCDE) et l’Union européenne (UE).

C’est dans le cadre de la mise en œuvre du projet pilote de développement de comités multipartites d’évaluation et de suivi des risques dans les zones de production artisanale dans les Etats membres du Liptako-Gourma (Burkina, Mali et Niger) que se tient cette cérémonie. Couvrant la période 2022-2024, ce projet pilote vise à améliorer la mise en oeuvre du Guide OCDE de devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement responsables en minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque.

Le comité a donc pour objectif de travailler à améliorer et réduire les risques pour que l’or qui sort des sites artisanaux respecte les droits de l’homme avec une traçabilité bien connu et qui rassure les acheteurs internationaux de sa valeur. Ainsi un comité similaire sera implémenté au Niger et au Mali. Pour Jacob Ouedraogo, représentant du comité du Burkina Faso, le défis à relever est grand. « Nous devons avoir des mécanismes de suivi pour nous rassurer que nos ressources minières ne soient pas exploitées par des groupes armés terroristes ou que l’exploitation ne se fasse pas dans des sites clandestins, et ce malgré le terrorisme et le bas niveau de formalisation des sites artisanaux qu’endurent nos trois pays. » A-t-il fait savoir.

Selon la représentante du Secrétaire général du ministère des Mines et des carrières, Asseta Sigué/Seoni, ce comité permettra à travers un processus dynamique et flexible d’avoir des données, de les analyser, de proposer des solutions aux risques et impacts et de faire le suivi de ces risques. A l’en croire la production artisanale annuelle en 2017 a été estimée à 9,5 tonnes pour des revenus monétaires de 232,2 milliards FCFA tirés de l’orpaillage en 2016. Pourtant, seulement une infime partie est enregistrée par leurs services techniques. C’est pourquoi son ministère encourage des initiatives comme ce comité.

La Secrétaire exécutive de l’ALG, Hawa Aw quand à elle, espère que l’initiative soit le début d’un partenariat renforcé qui contribuera au développement des économies et à la sécurisation des sites d’exploitation minières des Etats de l’ALG. Elle demande aux partenaires d’adopter une approche holistique et de prêter plus d’attention aux innombrables autres défis autour des zones minières en allant vers la formalisation définitive du secteur de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE ).

En rappel, ce projet financé par l’OCDE et l’UE, est mis en oeuvre par l’ARM et l’ALG.

Astride Kiendrebeogo ( stagiaire).
Latribunedufaso.net

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