Filière anacarde au Burkina : 106 044 tonnes de noix brute de cajou produites en 2021

La filière anacarde occupe une place importante dans l’économie burkinabè. Afin de mieux profiter de ces avantages, le pays a mis en place le Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA). Il est chargé de la régulation, le suivi et le développement des activités de la filière. Elle publie annuellement un rapport sur les performances de la filière pour présenter les estimations de la production, de la transformation et de la commercialisation. Ce rapport fait également cas des défis de la filière et propose des perspectives. Ce 11 août 2022, elle a publié le rapport annuel 2021 dont Latribunedufaso.net en a reçu copie.

En effet, l’économie burkinabè repose essentiellement sur l’agriculture. Parmi les espèces produites, il existe l’anacardier qui est une espèce en plein essor au pays des Hommes intègres. L’anacardier est produit essentiellement dans quatre (04) régions à savoir la région des Hauts-bassins, des Cascades, du Centre-Ouest et du Centre-Sud. Toutefois, de nouvelles zones de production sont en développement notamment dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre et de l’Est. 

La production de la filière mobilise près de 45 076 ménages officiant dans une zone de culture couvrant sur une superficie de plus de 255 000 hectares. Sur la base des exportations, la production de noix brute de cajou (NBC) en 2021 est estimée 106 044 tonnes. Cette performance est cependant inférieure à la moyenne de la production des cinq (05) dernière années, évaluée à 108 867 tonnes.

La transformation dans la filière anacarde au Burkina Faso porte principalement sur la transformation de la NBC en amende de cajou. Elle est réalisée par des unités industrielles formelles. Elles sont au nombre de 21. Les autres types de transformation tels que la coque et la pomme sont exploités de manière marginale. 

17 087 tonnes de NBC ont été transformé en 2021. Cette quantité est largement au-dessus des celles des années précédentes. En effet, avec un taux de transformation de moins de 10% en 2017, il est passé à 16,11% avec un pic de 18,15% en 2020. 

L’analyse de la contribution sociale des 21 unités de transformations industrielles (période 2019-2020) montre un salaire versé au personnel s’élevant à 2,054 milliards de FCFA en 2019 et de 1,981 milliards de FCFA en 2020. Cela dénote la contribution de ces unités de transformations dans la lutte contre la pauvreté et l’accroissement de l’économie nationale.

La filière fait face à des défis auxquels il faudra prêter attention. Selon le rapport, il s’agit notamment de la professionnalisation des acteurs, de la disponibilité des données statistiques fiables sur la production, de la valorisation des autres produits (coque et pomme) et de l’organisation et la régulation du marché intérieur. Afin de relever ces défis, le Conseil burkinabè de l’anacarde a adopté des actions à réaliser. Il s’agit entre autres de l’accompagnement à l’organisation des acteurs en regroupement de producteur, de la réalisation de la cartographie des vergers et de la mise en place des agréments pour la commercialisation du produit.

Issouf Tapsoba

Latribunedufaso.net

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