Terrorisme : Bala et ses militants se disent les vérités

Le président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) Alassane Bala Sakandé a échangé avec les militants du Kadiogo, sur la situation sécuritaire du pays, l’appel à démission lancé au président du Faso, la marche du 27 novembre suite à l’attaque terroriste d’Inata, ce jeudi 2 décembre 2021 à Ouagadougou.

 

Le terrorisme, ce n’est pas le MPP, ce n’est pas Roch Marc Christian Kaboré qui l’a inventé. Ce message est du président du MPP, Alassane Bala Sakandé. C’est sa réponse à la demande à la démission du chef de l’Etat suite à l’attaque terroriste d’Inata, faite par certaines organisations de la société civile, certaines formations politiques. Pour lui donc, s’acharner sur le chef de l’Etat, c’est faire du faux. « Qu’est-ce le terrorisme à avoir avec la démission d’un président démocratiquement élu ? », se demande le politique. De sa conviction, si l’on prend cette voix, l’on va installer le Burkina Faso dans le chaos. Il rappelle que depuis l’arrivé au pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré, il a mis de considérables moyens dans la sécurité, afin que le Burkina arrive à se défendre. Par rapport à l’évolution du budget accordé à la défense et à la sécurité, il confie qu’en 2016, il était de 150 milliards de francs CFA, et en 2021, il est passé à 428 milliards de francs CFA. Demandé donc la démission de Roch Marc Christian Kaboré, ce n’est pas ce qui va régler le problème, a souligné le patron du MPP. 

L’union est ce qui permettra de vaincre le mal a-t-il indiqué. Il invite donc les uns et les autres à resserrer les rangs. « Roch seul ne pourra pas, les FDS à elles seules ne pourront pas », a-t-il soutenu. C’est donc conscient de cela, qu’il déclare qu’il est impératif que les FDS, les politiques à savoir la majorité comme l’opposition, la société civile, la population toute entière, conjuguent leurs efforts. Pour le président de l’Assemblée nationale, il est temps de savoir que l’on a un ennemi en commun, qu’il faut traquer jusqu’à son dernier retranchement. Pour cela, il a invité les Burkinabè à cultiver la résilience, à chasser en eux, le défectisme, la résignation.

L’attaque terroriste d’Inata a conduit à la marche du 27 novembre. Des manifestants au cours de ladite marche ont tenté d’incendier le siège du MPP. Cette rencontre a été l’occasion pour le N°1 du parti au pouvoir, de féliciter les militants qui ont tenu tête auxdits manifestants. Il les a invités à ne pas céder à la provocation, à rester conscient, car le MPP est un parti de paix assure-t-il. « Vous ne devez pas être animé d’un esprit de vengeance », leur a-t-il rappelé.

Pour sa part, il a exhorté ceux qu’il qualifie d’amis d’en face, à revenir à la table des négociations, à savoir raison garder ; parce que le Burkina Faso n’appartient pas au MPP, mais à tous les Burkinabè.

Julien Sawadogo

Latribunedufaso.net

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