Second compact  : Officiellement installé, le COS tient sa 1re session de travail

Le premier ministre, Christophe Dabiré, a présidé ce jeudi 15 avril 2021, à Ouagadougou, la cérémonie d’ouverture de la session inaugurale du Comité d’orientation et de suivi (COS) du Millenium challenge account Burkina Faso II (MCA-Burkina Faso II) et la cérémonie officielle d’installation des membres dudit comité. Le comité est composé de onze membres votants désignés selon une logique tripartite intégrant le gouvernement, le secteur privé et la société civile.

Pour le Coordonnateur national de l’Unité de coordination de la formulation du second compact du Burkina Faso (UCF-Burkina), Tambi Samuel Kaboré, cette session inaugurale du COS constitue une étape importante et ouvre un boulevard devant conduire à l’entrée du second compact (prévue en août 2022). « Après la sélection du Burkina Faso pour un deuxième compact en décembre 2016, la création et le démarrage des activités de l’UCF-Burkina en avril 2017 et la signature du compact le 13 août 2020, nous sommes de plain-pied dans la phase de préparation de la mise en œuvre opérationnelle du compact », a-t-il déclaré avant d’indiquer le 9 mars 2021 comme étant la date de signature du décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’entité MCA-Burkina Faso II ; et de citer les trois organes administratifs et gérants de ce second compact à savoir « le Comité d’orientation et de suivi (COS), la Direction générale et le Comité national des parties prenantes ».

L’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, Sandra Clark, a fait savoir que le programme, subventionné par le gouvernement de son pays à travers le Millenium challenge corporation (MCC), assurera l’investissement dans les infrastructures électriques de grande envergure à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, ainsi que dans la réforme institutionnelle nécessaire dans les domaines de la gouvernance, de la règlementation et du fonctionnement. Ce travail, dit-elle, permettra d’assurer un secteur de l’électricité durable et moderne pour les entreprises et les citoyens qui constituent le fer de lance de l’économie burkinabé.

Le premier ministre, Christophe Dabiré, qui s’est félicité de l’installation des onze membres du Comité d’orientation et de suivi (COS) du Millenium challenge account Burkina Faso II (MCA-Burkina Faso II), a indiqué : « c’est une étape de plus franchie dans la mise en œuvre de ce programme extrêmement important pour le renforcement de notre politique énergétique au niveau national ». Remerciant donc les Etats-Unis pour avoir accepté d’admettre le Burkina Faso dans le processus du millenium, il a souligné l’importance pour le gouvernement burkinabé d’accompagner les membres installés.

« Il est important pour le gouvernement d’accompagner les onze titulaires de ce comité d’orientation pour qu’ils puissent prendre les bonnes décisions et les exigences en la matière ; c’est le respect de l’éthique, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et faire en sorte que tous les programmes qui vont être initiés, tous les marchés qui vont être signés puissent répondre à l’éthique et à la morale définies avec le Burkina Faso et les Etats-Unis », a dit le chef du gouvernement.

Le Comité d’orientation et de suivi (COS) du Millenium challenge account Burkina Faso II (MCA-Burkina Faso II) compte un représentant de la Primature, un représentant du ministère en charge des finances, un représentant du ministère en charge de l’énergie, un représentant du ministère en charge de l’environnement, un représentant du ministère en charge de la promotion du genre, un représentant de l’autorité de régulation du secteur de l’énergie, deux représentants du secteur privé, un représentant des organisations féminines et deux représentants de la société civile. A ces membres, il faut ajouter le représentant résident du Millenium challenge corporation (MCC) et le Directeur général du MCA-Burkina Faso II (dont la désignation interviendra demain), qui siègeront au sein dudit Comité en qualité d’observateurs permanents, mais avec voix consultative. Le COS sera présidé par Mamady Sanoh de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), par ailleurs représentante du secteur privé ; la vice-présidence sera assurée par Mwin-nog-ti Luc Hien, directeur de cabinet de la Primature.

Pour rappel, la cérémonie officielle d’installation des onze membres du COS a été suivie de la tenue de la session inaugurale du COS, à huis clos.

Tambi Serge Pacôme Zongo
Latribunedufaso.net

Encadré
Le second compact du Burkina Faso a pour but de « réduire la pauvreté à travers la croissance économique au Burkina Faso » et contribuer à renforcer la gouvernance, la viabilité financière et la performance du domaine de l’électricité pour le peuple burkinabé. Son objectif, améliorer l’accès des entreprises et des ménages à une électricité suffisante, de qualité et moins coûteuse, ainsi qu’à une main d’œuvre qualifiée permettant une pleine valorisation de l’électricité. Devant s’étendre sur cinq ans, le financement global est estimé à plus de 500 millions USD dont une subvention de 450 000 000 USD du Millenium challenge corporation (MCC) et une contribution de 50 110 795 USD du gouvernement du Burkina Faso. Plus de 8 millions de personnes devraient être touchées par ce programme. C’est le 13 décembre 2016 que le Burkina Faso a été sélectionné par le MCC pour le développement d’un second compact axé sur l’électricité. Ce second compact est articulé autour de trois grands projets structurants. Le premier, intitulé : « renforcement de l’efficacité du domaine de l’électricité (PREDEL) », avec un montant de 62 millions USD, a pour objectif d’améliorer l’efficacité institutionnelle, de réduire le coût des services d’électricité et d’accroitre la satisfaction de la demande. Le deuxième projet, « accroissement de l’offre d’électricité moins coûteuse (PADOEL) », dont le montant est estimé à 111 millions USD, compte réduire les coûts de la production et accroitre la fiabilité de toutes les sources de production. Le troisième projet, « réseau et accès à l’électricité (PRAEL) », évalué à 235 millions USD, s’attèlera à l’amélioration de la portée et la fiabilité du réseau électrique et à l’augmentation de la consommation d’électricité. Le taux d’électrification total devrait passer de 57, 1% à 74% à Ouagadougou et de 45% à 62% à Bobo-Dioulasso.

TSPZ
Latribunedufaso.net

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