Le forum des femmes sur la gouvernance de l’internet au Burkina Faso a officiellement ouvert ses portes, le 30 mai 2026 à Koudougou, marquant une étape inédite dans la promotion d’un numérique inclusif, sécurisé et porteur de paix.
C’est dans la salle de fête de la Mairie de Koudougou que s’est tenue, le samedi 30 mai 2026, la cérémonie d’ouverture du tout premier forum dédié aux femmes dans le domaine de la gouvernance de l’Internet au Burkina Faso, organisé par l’Initiative pour la Gouvernance de l’internet au Burkina Faso (IGF-BF). Un événement salué unanimement par les participants comme un pari audacieux et nécessaire.
À la tête de cette initiative, Hermann Ouédraogo, président de l’IGF-BF, a expliqué les raisons profondes qui ont motivé l’organisation de ce forum. « Le développement que nous recherchons, la sécurité, la paix — tout cela ne peut se faire sans les femmes », a-t-il déclaré. Pour lui, l’internet n’est pas seulement un outil de communication : c’est un espace d’opinion citoyenne, un écosystème économique et social au cœur de la vie quotidienne. « Si les femmes ne font pas partie de cet espace, il y a un maillon majeur qui manque dans tout l’écosystème de l’Internet », a-t-il insisté

Le thème retenu pour cette première édition est : « Internet comme espace de paix au Burkina Faso : contribution de la femme à son édification et à sa gouvernance ». Un choix qui résonne fortement dans le contexte sécuritaire que traverse le pays. Hermann Ouédraogo a souligné que les femmes constituent également des relais essentiels pour la diffusion d’informations positives et de paix. Face aux enjeux croissants de cybersécurité, de désinformation et de manipulation de l’opinion publique en ligne, leur participation active à la gouvernance du numérique apparaît comme une nécessité stratégique.
Parmi les personnalités présentes à la cérémonie d’ouverture, Halguieta Nassa/Trawina, présidente de la Commission de l’Informatique et des Libertés (CIL), a exprimé le soutien plein et entier de son institution à cette initiative. Elle a souligné que le forum offre une opportunité précieuse pour intensifier les actions de sensibilisation à l’usage responsable des plateformes numériques, une mission au cœur des attributions de la CIL. « Les femmes sont plus exposées aux harcèlements et aux délits en ligne », a t’elle rappelée. « Il est donc important de mettre un accent particulier sur le renforcement de leurs capacités pour qu’elles puissent utiliser l’internet à bon escient, dans leur développement personnel et leur affirmation individuelle. »

Elle a également évoqué la nécessité de lutter contre la diffamation sur les réseaux sociaux et de promouvoir la cohésion sociale dans les espaces numériques. Cette première édition du forum des femmes sur la gouvernance de l’internet se veut le point de départ d’un engagement durable.
Organisateurs et partenaires s’accordent sur un objectif commun : outiller les femmes burkinabè pour qu’elles deviennent, à part entière, des actrices de la transformation numérique et des gardiennes d’un Internet au service de la paix et du développement national.
Correspondance particulière
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