Le ministre chargé de la Culture, Gilbert Ouédraogo, a présidé le 30 avril 2026 sur le campus du secteur 22 de l’Université Nazi Boni, la cérémonie d’ouverture des tables rondes de la 2e édition de la Semaine de la Fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES). Tenue à l’occasion de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), cette activité a permis d’échanger sur le rôle de la culture dans la stratégie de construction de l’unité et de la résilience de l’espace sahélien.
Pour le ministre Gilbert Ouédraogo, cette session n’était pas un simple exercice théorique, mais une étape décisive pour l’avenir de la Confédération. Il a réaffirmé avec force que la culture constitue un « levier stratégique majeur » et un instrument de souveraineté indispensable. Dans un contexte où les défis sécuritaires sont nombreux, l’AES choisit de s’appuyer sur ses propres ressorts endogènes pour bâtir une cohésion durable.

Deux thématiques majeures ont structuré les échanges. La première, intitulée « Culture, souveraineté et fraternité des peuples », a exploré comment l’art et les traditions peuvent consolider l’unité entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. La seconde a mis en lumière la « Parenté à plaisanterie », ce mécanisme ancestral de régulation sociale. Le ministre a rappelé à cet effet les démarches en cours pour faire inscrire cette pratique sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO. A l’écouter, elle représente un rempart naturel contre les divisions.

Le ministre a conclu en lançant un appel vibrant à la jeunesse, la désignant comme le « moteur principal » de cette transformation. En s’appropriant ces valeurs culturelles, elle devient l’actrice majeure de l’innovation et de la transmission. Ces travaux marquent, sans nul doute, un jalon essentiel dans la quête d’une souveraineté commune et d’une fraternité solide au sein de l’AES.
Achille Tiendrebeogo
Latribunedufaso.net

