Le dispositif national d’évaluation des conducteurs se renforce. Quarante-neuf (49) nouveaux examinateurs de la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) et des Directions régionales de la mobilité (DRM) ont officiellement prêté serment le 25 février 2026 au Tribunal de Grande Instance Ouaga I à Ouagadougou. Ce passage devant les juges les habilite désormais à exercer leurs fonctions avec une pleine responsabilité juridique et éthique.
Ces agents rejoignent le corps des examinateurs à l’issue d’un parcours de formation rigoureux. Leur apprentissage a couvert des domaines essentiels tels que la maîtrise du code de la route, la réglementation, la mécanique automobile, le secourisme routier et les techniques d’évaluation. Au-delà des compétences techniques, la formation a mis un point d’honneur sur l’éthique professionnelle, l’impartialité et l’objectivité.
Un enjeu de gouvernance et de sécurité publique
À travers cette initiative, le ministère de l’Administration Territoriale et de la Mobilité (MATM) entend répondre à la hausse constante du nombre de candidats aux examens du permis de conduire. L’objectif est double : maintenir un niveau d’exigence élevé pour garantir la mise sur les routes de conducteurs mieux formés et contribuer, à terme, à la réduction des accidents de la circulation.

Après la cérémonie judiciaire, les nouveaux assermentés ont été reçus par le Directeur Général de la DGTTM, Sibidi Vincent Tougri. Ce dernier a profité de l’occasion pour donner des directives « fermes » concernant les futures affectations.
Rappelant l’exigence de discipline administrative, le Directeur Général a souligné avec fermeté qu’« aucun agent n’est inamovible », à l’exception des nominations par décret. Cette mise au point vise à préparer les agents à une mobilité géographique et fonctionnelle, guidée par le seul souci de l’intérêt général et de la performance du service public.
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Source : SCRP/DGTTM

