Pour dynamiser l’insertion professionnelle et l’entrepreneuriat des jeunes, la région du Kadiogo organise les 28 et 29 novembre 2025 à Ouagadougou, son premier Salon régional de l’emploi. Une initiative qui s’accompagne du lancement du projet « TUUM-BAOOBO », destiné à renforcer les compétences et à soutenir la création d’activités génératrices de revenus.
La Direction régionale en charge de la jeunesse et de l’emploi du Kadiogo a lancé, ce 28 novembre 2025 à Ouagadougou, la première édition du Salon régional de l’emploi. La cérémonie d’ouverture a été placée sous la présidence du gouverneur de la région du Kadiogo, représenté par sa Secrétaire générale, Angelina Aïssata Traoré.

Placée sous le thème : « Accroître l’employabilité et le potentiel entrepreneurial des jeunes de la région du Kadiogo pour un développement endogène du Burkina Faso », cette rencontre vise à proposer des solutions « concrètes » aux défis d’insertion professionnelle des jeunes et à renforcer leurs compétences.
Durant deux jours, les participants prendront part à des communications, panels, séances de sensibilisation ainsi qu’à des expositions de stands présentant plusieurs métiers. Toutes ces activités visent à « renforcer l’employabilité des jeunes du Kadiogo », a indiqué le Directeur régional de la jeunesse et de l’emploi, Bêbê Arnaud Noufè.

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par le lancement officiel du projet « TUUM-BAOOBO ». Dédié aux jeunes et aux femmes démunis, déscolarisés ou en quête d’emploi, ce projet ambitionne de faciliter l’accès au marché du travail et de soutenir la création de micro-entreprises dans les filières zootechniques durables, notamment dans les régions du Kadiogo et de l’Oubri.

S’inscrivant dans le cadre de la formation professionnelle, il prévoit, selon Bêbê Arnaud Noufè, la formation de 360 jeunes, dont une soixantaine sera retenue au terme du processus pour bénéficier de kits d’installation adaptés aux filières apprises. Les formations concernent principalement l’agro-sylvo-pastoral, mais aussi la coupe-couture, la coiffure, la teinture et d’autres métiers connexes. Le projet s’étend sur trois ans.
Tout en saluant l’initiative, la Secrétaire générale du gouvernorat a exhorté les bénéficiaires à s’investir pleinement afin d’acquérir toutes les compétences et contacts nécessaires pour lancer leurs activités à la fin de la formation.
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Elle a rappelé que, « c’est cela que le camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, voudrait pour tout le monde. Chacun doit se déployer pour apporter sa contribution à la construction de ce Burkina nouveau et souverain que nous souhaitons tous. »

Un projet cofinancé par la Coopération italienne (AICS)
Selon Andréa Combat, représentant la directrice générale de l’AICS, « à travers le cofinancement de ce projet, la Coopération italienne réaffirme sa volonté de s’engager aux côtés du peuple burkinabè afin de contribuer à l’édification d’un développement économique solide, équitable et profondément ancré dans les besoins réels du marché du travail. »
Rosana Astride KIENDREBEOGO
Latribunedufaso.net

