Ce mercredi 19 novembre 2025, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a effectué un contrôle dans plusieurs points de vente de motos à Ouagadougou. Objectif : s’assurer du respect des mesures de régulation du secteur annoncées par les autorités depuis mai 2025.
Accompagnés des forces de sécurité, les agents de la BMCRF ont sillonné plusieurs points de vente de cycles et cyclomoteurs situés au grand marché de Ouagadougou. Ils ont vérifié notamment le prix d’achat, le prix de vente, la publicité des prix, la conformité des factures d’achat, entre autres. Des boutiques ont été scellées et des marchandises emportées à l’issue de la visite.

Selon le coordonnateur national de la BMCRF, Sanibè Faho, cette sortie s’inscrit dans la mise en œuvre des mesures de régulation du secteur des cycles et cyclomoteurs annoncées depuis mai 2025. « Le 16 juillet dernier, nous avions animé un point de presse pour attirer l’attention sur un certain nombre de manquements constatés sur le terrain, notamment l’absence de facture », rappelle-t-il.
À l’issue des précédentes opérations, la brigade avait noté une accalmie sur le marché. « Les prix étaient revenus à la baisse. On se situait entre 700 000 et 800 000 F CFA pour les motos, notamment les Sirius et les Finn », explique le coordonnateur. Mais la tendance s’est à nouveau inversée. « Aujourd’hui, on a constaté un regain en termes de hausse des prix, qui varient entre 850 000 voire 900 000 F CFA. Cela veut dire qu’ils n’ont pas encore appris la leçon, et nous allons sévir comme il se doit pour qu’ils se conforment à la loi », prévient-il.

Au fil de la tournée, sur une dizaine de points visités, environ six ont été scellés. La BMCRF reproche notamment à ces boutiques le défaut de publicité des prix, la spéculation et la pratique de prix de vente supérieurs aux prix affichés.
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Au cours de l’opération, l’équipe de la BMCRF est aussi tombée sur des revendeurs de gaz butane en situation irrégulière. Ces derniers ont tenté dans un premier temps de s’opposer « fermement » au contrôle. « Nous avons dû faire appel à un renfort des forces de l’ordre, ce qui nous a permis de saisir plusieurs bouteilles de gaz », a précisé M. Faho. Pour lui, cette intervention marque un signal fort à l’endroit de tous les acteurs. « Dorénavant, tous les acteurs doivent être en mesure de se conformer à la réglementation. C’est le message que nous voulons transmettre à travers cette action et le renfort des forces de l’ordre, afin de mettre fin au désordre que nous avons constaté, y compris au niveau du gaz butane. »
Nabintou OUATTARA
Latribunedufaso.net


