Le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le ministère de la Santé ont tenu ce 10 novembre 2025 à Ouagadougou, une conférence de presse pour présenter l’organisation de l’Examen Classant National (ECN) 2025, une réforme majeure du système d’Enseignement des sciences de la santé.
Animée par le Secrétaire général du MESRI, Pr Samuel Paré, la rencontre a permis de détailler aux journalistes les modalités, objectifs et innovations introduites avec cette première édition.
Institué par arrêté conjoint n°2025/MESRI/MS du 4 février 2025, l’Examen Classant National est une épreuve marquant la fin du 2e cycle des études médicales (6e année) à l’issue de laquelle les apprenants sont classés par ordre de mérite afin de choisir domaine de spécialisation et ainsi poursuivre des études de spécialisation en qualité de résidents.

L’ECN vise 4 objectifs principaux. Il s’agit, entre autres, de garantir une sélection fondée sur le mérite, l’équité et la transparence. Il permettra aussi d’harmoniser la formation spécialisée selon les standards nationaux et internationaux, en s’appuyant sur les réformes récentes dont la nationalisation des diplômes d’études spécialisées. De plus, il vise à adapter les offres de formation aux besoins réels du système de santé sans oublier le renforcement de la collaboration entre les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur dans la gouvernance du secteur.
Pour cette première édition, une plateforme numérique (http://ecn.campusfaso.bf/#/) a été mise en place sur CampusFaso pour gérer les inscriptions et la publication des résultats. Les épreuves se dérouleront les 15 et 16 novembre 2025 à l’Université Joseph KI-ZERBO et comprendront trois séries de 120 questions à choix multiples, permettant un classement des candidats.
Selon le Pr Paré, « tous les candidats classés par l’ECN et admis à un des postes de spécialisation en 2025 dans le cadre du plan 1000×5 bénéficieront d’une bourse mensuelle ». A l’écouter, le montant de la bourse varie selon le lieu de formation.

Ainsi, pour les étudiants formés au Burkina Faso, la bourse s’élève à 175 000 FCFA par mois, elle atteint 200 000 FCFA pour ceux qui poursuivent leur spécialisation dans la sous-région (AES et OAAS), 300 000 FCFA pour les formations hors AES et OAAS mais sur le continent africain, et 500 000 FCFA pour les étudiants envoyés à l’extérieur de l’Afrique. « Les fonctionnaires admis seront mis en position de stage de formation par le ministère de la Fonction publique conformément à la réglementation en vigueur », a déclaré Pr Paré.
En rappel, cette réforme s’inscrit dans le cadre du « Plan 1000×5 », initiative du Gouvernement visant à former et déployer sur tout le territoire national 1000 spécialistes de santé par an pendant cinq ans, soit 5000 spécialistes d’ici 2030.
Nabintou OUATTARA
Latribunedufaso.net
