Dans le cadre des activités de la Pré-SAMAO, le ministère en charge des Carrières a organisé une visite de terrain le 24 septembre 2025 à Ouagadougou. Un groupe d’acteurs du secteur extractif, avec à sa tête le Directeur général des Carrières, Stanislas Méda, a visité l’usine CIMAF et un bâtiment construit en matériaux locaux afin d’illustrer le thème de la rencontre : « Développement d’une industrie du ciment respectueuse de l’environnement à partir des ressources locales du Burkina Faso : défis technologiques et opportunités économiques. »
Un groupe d’acteurs du secteur extractifs, conduit par le Directeur général des Carrières, Stanislas Méda, a visité l’usine CIMAF et un bâtiment construit en matériaux locaux. L’objectif de cette visite terrain qui a eu lieu le 24 septembre 2025 à Ouagadougou était de permettre aux participants à la Pré-SAMAO de constater la prise en compte des matériaux locaux dans le développement d’une industrie de ciment au Burkina.

CIMAF, un modèle d’intégration locale
La visite a débuté à l’usine CIMAF. Les participants ont pu y découvrir le processus de production du ciment, et plus particulièrement la place prépondérante des matières premières locales, comme le calcaire dolomitique. Le Directeur général de CIMAF Burkina, Ismaayl Hammi, a présenté cet engagement en faveur des ressources nationales. Un choix salué par Stanislas Méda, qui a souligné que cette visite s’inscrivait parfaitement dans l’esprit de la Pré-SAMAO.

Un prototype bas-carbone, symbole de modernité et de tradition
À l’issue de cette première étape, la délégation a mis le cap sur la Direction générale des Carrières pour y découvrir un bâtiment prototype. Présenté par Lacina Pakun Gnanou, Conseiller technique du programme ACP-UE en faveur des minéraux de développement, ce prototype est le fruit d’un « chantier-école » réalisé avec l’appui du PNUD.
Ce bâtiment de 92 m² a été conçu pour être bas-carbone. Il allie modernité, avec des équipements de dernière génération, et tradition, avec des motifs de peinture de Tiébélé pour valoriser la culture burkinabè.

M. Gnanou a mis en avant son caractère polyvalent, pouvant être utilisé comme école, bureau ou dispensaire, notamment dans des situations d’urgence. Le bâtiment est entièrement alimenté à l’énergie solaire, avec un système hybride également raccordé à la SONABEL. Il est également doté d’un système de vidéosurveillance connecté en Wi-Fi.
Le conseiller a aussi insisté sur la durabilité de la structure, dont les briques sont aussi dures que du béton, assurant une bonne résistance aux intempéries. Il a précisé que le coût de construction se situe entre 17 et 35 millions de FCFA, selon les commodités retenues.
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Le projet a également permis la formation de membres de coopératives locales. De la confection des briques à la pose des murs, la construction peut être achevée en seulement trois semaines par une équipe de dix personnes.
Issouf TAPSOBA
Latribunedufaso.net
