Face aux menaces sécuritaires et aux exigences internationales, le ministère en charge du Tourisme forme les acteurs du secteur à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. À travers cette initiative, les autorités veulent renforcer le dispositif national de vigilance et éviter que des flux financiers illicites ne profitent à des réseaux terroristes.
Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a ouvert ce 13 août 2025 à Ouagadougou, une session de formation à l’attention des professionnels du secteur touristique, axée sur la Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Organisée par la Direction générale du tourisme, cette initiative vise à sensibiliser et outiller les assujettis sur leurs obligations en matière de transparence financière et de vigilance dans l’exercice de leurs activités.

L’atelier, prévu pour se tenir du 13 au 14 août 2025, a été officiellement ouvert au nom du Secrétaire général du ministère par Abdoulaye Dioni, conseiller technique.
Dans son allocution , le représentant du Secrétaire général a salué la résilience des acteurs du tourisme face à la crise sécuritaire actuelle, tout en insistant sur la nécessité d’intégrer la LBC/FT dans les pratiques quotidiennes du secteur. Il a rappelé que le Burkina Faso, placé sur la liste grise du GAFI depuis 2019 à la suite d’un rapport du GIABA, se doit d’appliquer un plan d’actions correctives pour améliorer l’efficacité de son dispositif national de LBC/FT.

« Notre département se doit de renforcer les capacités des acteurs du secteur du tourisme pour une meilleure prise en compte de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans leurs activités quotidiennes », a-t-il déclaré.
La Directrice générale du Tourisme, Monique Ouédraogo/Ilboudo, a également insisté sur les enjeux de contrôle des flux dans ce secteur par nature tourné vers l’international.

« Nous avons un secteur qui est ouvert et qui parle de tourisme, parle aussi de l’international et parle donc de circulation de flux. Circulation de flux en termes de personnes mais également en termes de financement. Il s’agit donc pour nous, de vérifier la circulation de ces flux-là pour éviter que des personnes malveillantes ne profitent de notre contexte actuel pour faire circuler de l’argent malsain au profit de ces groupes terroristes », a-t-elle expliqué.
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La présente formation se poursuivra dans d’autres régions du pays, avec la tenue de sessions similaires au profit des acteurs locaux du secteur.
Rosana Astride KIENDREBEOGO
Latribunedufaso.net
