Le ministère de la Justice et celui des Infrastructures ont animé une conférence de presse sur l'Initiative d’appui aux travaux à haute intensité de main d’œuvre à travers l’administration pénitentiaire (HIMO), 31 juillet 2025 à Ouagadougou

Burkina/développement communautaire : Plus de 500 prisonniers bientôt sur les chantiers d’intérêt public

Le ministère chargé de la Justice, en collaboration avec celui des Infrastructures et du Désenclavement, procédera au lancement d’une vaste opération de travaux d’intérêt général dans 22 communes du Burkina Faso. L’annonce a été faite ce 31 juillet 2025 par le Capitaine Ollo Palenfo, secrétaire général du ministère des Infrastructures, lors d’une conférence de presse à Ouagadougou.

Dénommée « Initiative d’appui aux travaux à haute intensité de main d’œuvre à travers l’administration pénitentiaire (HIMO) », cette initiative mobilisera plus de 500 détenus pour des travaux communautaires dans 22 villes du Burkina à savoir, Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya, Dori, Kaya, Kongoussi, Koudougou, Yako, Koupéla, Tenkodogo, Boromo, Dédougou, Diébougou, Fada N’Gourma, Gaoua, Léo, Manga, Orodara, Tougan, Banfora, Ziniaré et Pô.

Le ministère de la Justice et celui des Infrastructures ont animé une conférence de presse sur l'Initiative d’appui aux travaux à haute intensité de main d’œuvre à travers l’administration pénitentiaire (HIMO), 31 juillet 2025 à Ouagadougou
Le Secrétaire général du ministère des Infrastructures et du Désenclavement, Capitaine Ollo Palenfo (au milieu) – Ph. N. Ouattara

Le lancement officiel se tiendra le 2 août 2025 à Ziniaré. Le programme s’inscrit dans la vision du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, qui fait du travail un vecteur de réinsertion et de contribution à l’intérêt général. À travers ce projet, les détenus réaliseront des activités telles que le curage de 150 kilomètres de caniveaux, l’évacuation de 1 500 mètres cubes d’ordures, le débroussaillage de 300 hectares et la plantation de 10 000 arbres.

Selon le Capitaine Palenfo, l’objectif est double. Il s’agit d’une part, d’améliorer le cadre de vie des populations et d’autre part, d’offrir aux détenus une chance de réhabilitation par le travail. Seuls les condamnés dont les peines ont été commuées en travaux d’intérêt général, conformément à la loi n° 035-2024/ALT du 8 novembre 2024, participeront à cette opération. Un mois de TIG équivaut désormais à trois mois d’incarcération.

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Ce dispositif contribuera également à désengorger les établissements pénitentiaires et à réduire les charges de l’État liées à l’alimentation, aux soins et à l’entretien des détenus. L’administration pénitentiaire entend ainsi renforcer la contribution de ces derniers au développement local, tout en leur inculquant les valeurs de responsabilité, d’utilité sociale et de dignité humaine.

Nabintou OUATTARA

Latribunedufaso.net

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