La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo/Sabane, est à Genève pour représenter le Burkina Faso à la 28e session de la Commission des Nations Unies pour la Science et la Technologie au service du Développement (CSTD) qui se tient du 7 au 11 avril 2025.
Elle est placée sous le thème : « Le rôle de la science, de la Technologie et de l’innovation dans la promotion de solutions durables, inclusives fondées sur la science et les preuves pour l’Agenda 2030 pour le développement durable et ses ODD, afin de ne laisser personne de côté ». Cette session réunit des experts et représentants gouvernementaux autour des enjeux mondiaux liés à la science, la technologie, et l’innovation (STI).

Au nom du Gouvernement burkinabè, Dr Zerbo/Sabane a partagé la vision du pays en matière de STI et développement durable. Dans son intervention, elle a mis en lumière les initiatives nationales en matière de transformation digitale, en soulignant l’impact concret de ces actions sur l’autonomisation des femmes et la réduction des inégalités de genre.
Elle a notamment évoqué le programme Femmes et Numérique, qui a permis de former des milliers de femmes, en milieu urbain et rural, aux compétences digitales. Selon elle, cette initiative joue un rôle clé dans l’autonomisation des femmes et la réduction des inégalités de genre, et a contribué à une montée en puissance des femmes dans l’entrepreneuriat, les incubateurs de projets féminins et l’inclusion financière.

Le numérique est également devenu, selon la ministre, un levier stratégique de transformation économique au Burkina Faso. Il favorise la modernisation de l’administration à travers des démarches comme le « zéro papier », soutient la création d’emplois dans le secteur public et contribue de manière croissante aux recettes fiscales nationales.
Dans une perspective de coopération internationale, Dr Zerbo/Sabane a lancé un appel à la CSTD pour appuyer la création d’un Fonds d’accélération pour les STI à destination des pays en développement, afin de soutenir des projets innovants alignés sur les Objectifs de développement durable 5 et 8. Elle a également plaidé pour un Programme de Transfert de Technologies Sud-Sud et Nord-Sud, axé sur des solutions open source adaptées aux réalités locales.
Elle a conclu avec un message fort d’espoir et de solidarité : « Dans un contexte mondial où le multilatéralisme est mis à l’épreuve, la CSTD doit jouer un rôle essentiel en offrant un espace de dialogue et de collaboration, mais aussi et surtout en entretenant l’espoir de nombreuses populations dans le monde en posant des actes tangibles. Je suis convaincue qu’ensemble, nou pouvons concevoir et mettre en œuvre des solutions innovantes basées sur les données probantes qui ne laisseront personne pour compte ».
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Source : DCRP/MTDPCE
