Le ministère en charge de la Justice a placé le travail d’intérêt général au cœur de la première session 2025 de son Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM). Ce CASEM s’est tenu le 27 mars 2025 à Ouagadougou.
Le ministère de la Justice et des Droits humains chargé des Relations avec les Institutions a tenu son premier Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année 2025,. C’était le 27 mars 2025 à Ouagadougou. « Le travail d’intérêt général comme alternative aux peines d’emprisonnement : Quelles stratégies pour une mise en œuvre réussie de la loi », tel est le thème de la session.
Au cours de la rencontre, ce thème fera l’objet d’un panel animés par 4 communicateurs . L’objectif, selon le ministre en charge de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, c’est de dégager des stratégies pour une mise en œuvre efficace de la loi sur le travail d’intérêt général adopté par l’Assemblée législative de transition (ALT) le 08 novembre 2024.

« Aujourd’hui nos juridictions ont un taux de remplissage très élevé. Le taux de surpopulation carcérale le moins élevé est autour de 150%, sinon il y a des prisons qui sont à plus de 350%. Et quand on fait les statistiques, pratiquement cette population carcérale est majoritairement jeune. Plus de 90% sont des jeunes. Il peuvent contribuer à l’œuvre de la construction de notre pays. Voilà pourquoi ce thème est d’intérêt », a laissé entendre le Garde des sceaux , en ce qui concerne les raisons qui ont motivé le choix du thème.
En dehors des échanges sur le travail d’intérêt général, ce CASEM est l’occasion pour les acteurs de la justice, d’examiner et de valider le projet de rapport d’activités 2024 du ministère ainsi que d’examiner et de valider le projet de rapport d’évaluation des performances 2024 des structures du ministère.
Les travaux permettront également d’examiner et d’adopter le projet de programme d’activités 2025 du ministère, de présenter les statistiques judiciaires 2023, et d’adopter le plan d’action ministériel 2025-2027.
Les résultats engrangés par le ministère en 2024
Du rapport d’activités 2024, selon le ministre Rodrigue Bayala, le ministère de la Justice a atteint un taux de réalisation physique de ses activités de 92% contre 85% en 2023 pour un taux d’exécution financière de 96,51%.

Les principales réalisationsqui ont permis d’atteindre ces résultats sont, entre autres, la réouverture des Tribunaux de grandes instance de Tougan et de Bogandé dans leurs ressorts territoriaux, la tenue de 14 audiences criminels qui ont permis de rendre 195 décisions, le jugement de 107 dossiers impliquant 165 présumés terroriste par le code anti terroriste. Il s’agit également de la tenue de 50 audiences foraines et de 60 audiences extraordinaires, la formation en divers métiers de 2352 détenus majeurs et de 436 mineurs et la sensibilisation de 936 Personnes déplacées internes (PDI) et acteurs communautaires sur la culture de la paix.
Toujours au titres des réalisations, il y a également la prévention de la radicalisation et le renforcement de la résilience, le développement et le déploiement de la plateforme de demande et de délivrance en ligne du certificat de nationalité.
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Aussi, on note l’assistance judiciaire accordée à plus de 1 683 personnes, la formation de 1527 Forces de défense et de sécurité (FDS), 1255 chefs de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et la sensibilisation de plus de 32 000 VDP en droits humains et en droit international humanitaire. Par ailleurs, plus de 46 lois ont été adoptés par l’ALT dont la loi portant travail d’intérêt général.
Tout en félicitant ses collaborateurs pour ces exploits , le ministre Edasso Rodrigue Bayala leur a invité à redoubler d’effort afin de relever les « importants » défis qui restent.
Rosana Astride KIENDREBEOGO
latribunedufaso.net
