Le ministère de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales (MEBAPLN) organise, le 6 janvier 2025 à Ouagadougou, un cadre de concertation pour les Gestionnaires des ressources humaines (GRH). Cette rencontre vise à réfléchir sur les difficultés et proposer des solutions afin d’adapter la gestion des ressources humaines aux réalités locales.
Les Gestionnaires des ressources humaines (GRH) du ministère en charge de l’Enseignement de Base sont réunis à Ouagadougou dans un cadre de concertation. Organisé le 6 janvier 2025, cette rencontre vise à renforcer la coordination et à trouver des solutions aux préoccupations des différents acteurs dans la gestion des ressources humaines du département.

La cérémonie d’ouverture des travaux est présidée par le Chef du département, Jacques Sosthène Dingara. A l’écouter, son ministère regorge le plus d’agent de l’administration burkinabè. Des incompréhensions sont souvent enregistrées dans l’appréciation de certains actes et des difficultés dans le traitement de certains dossiers. Cela s’explique, a indiqué le ministre, par une insuffisance de formation de la majorité des GRH du département et le manque de communication permanente entre les acteurs.
C’est dans le but de trouver une solution à ces préoccupations que le présent cadre de concertation a été institué par arrêté. Il est prévu se tenir une fois par semestre. Pendant 24h, les GRH vont mener des échanges afin de faire des propositions pertinentes pour assainir la gestion des ressources humaines du département.

Sous l’instigation du ministre Dingara, le ministère est engagé à trouver des solutions aux préoccupations du monde de l’enseignement. A écouter le Directeur des ressources humaines du ministère, Alassane Soma Ouattara, depuis l’arrivé du ministre en janvier, ils ont fait le point sur les arriérés, les retards dans les avancements, les titularisations et les reclassements afin d’y trouver des solutions.
« Une année après, il y a du travail qui a été fait, mais tout n’est pas parfait », a souligné M. Ouattara pour situer le contexte de la mise en place de ce cadre de concertation.
Quid de la gestion des enseignants dans les zones à défis sécuritaires ?
En fin novembre 2024, plus de 587 écoles ont réouvert leur portes pour la rentrée scolaire, selon Jacques Sosthène Dingara. « En décembre, il y a eu d’autres ouvertures. Nous allons faire le point en janvier », a laissé entendre le ministre.

Il a rassuré les enseignants burkinabè que des perspectives sont en cours de développement pour leur permettre d’être dans des conditions optimums, au regard de ce qu’ils font comme patriotisme et sacrifice pour permettre à au système éducatif de rester debout.
S’adressant aux participants, il a fait observer que la gestion des ressources humaines au ministère en charge de l’Enseignement de Base est souvent décriée par certains agents. Cela a pour corrolaire des tensions et des plaintes multiples et multiformes.
Lire aussi >> Éducation : La stratégie nationale pour l’éducation d’urgence en réécriture
Pour lui, il est impératif de réviser et de valoriser les politiques de gestion des carrières et de développer des compétences techniques pour mieux répondre aux attentes des collaborateurs. Il a donc invité les participants à des échanges libres et sans tabou.
Issouf TAPSOBA
Latribunedufaso.net
