Dans ce micro trottoir réalisé par latribunedufaso.net, des burkinabè donnent leurs appréciations sur la nomination de Jean Emmanuel Ouédraogo comme nouveau Premier ministre et présentent leurs attentes vis-à-vis du nouveau gouvernement. Le micro trottoir a été réalisé dans l’après midi du 09 décembre 2024 à Ouagadougou. Lisez plutôt !

Djibril Bamogo, président du conseil régional de la jeunesse du Centre
« Le président du Faso a fait vraiment un choix judicieux. Il n’aurait pas pu choisir mieux. Jean Emmanuel Ouédraogo est un homme de talent, un savant connaisseur de l’actualité nationale, de l’actualité géopolitique contemporaine et des nombreuses préoccupations des burkinabè. Depuis son passage à la télévision jusqu’à son occupation de poste de ministre de la Communication, Jean Emmanuel Ouédraogo est celui là même qui a su bien assoir la communication gouvernementale pour en faire une communication percutante, une communication de crise, une communication qui booste et qui suscite aux burkinabè, leur engagement patriotiques.
Les attentes des burkinabè sont nombreuses. Nous souhaitons vivre dans un pays qui est totalement reconquis. Un pays qui est souverain économiquement et politiquement. Un pays où on peut avoir des projets structurants à même de transformer positivement et qualitativement le quotidien des burkinabè. Nous voulons également avoir un pays où la jeunesse est employée, la jeunesse est autonome économiquement, la jeunesse participe activement sur les sentiers de développement. Les défis sont nombreux, ils sont au niveau sanitaire, au niveau de l’autosuffisance alimentaire ».

Abdoul Aziz Ouédraogo, chargé de la communication et des relations publiques de l’Institut supérieur privé polytechnique (ISPP)
« Habituellement en période de crise, les personnes qui font de la communication sont ceux qui peuvent gérer certaines situations. On a vu le cas en 2011 avec la nomination de Luc Adolphe Tiao. Quand on est en crise il faut savoir dialoguer, il faut échanger, il faut vérifier ce qu’on dit, à la limite il faut se taire quand on a rien à dire parce que tout ce qu’on dit en période de crise est important. Je n’ai pas dit que c’est ce que les autres qui ont dit qui a précipité leur changement. Non, peut-être qu’on les a appelé pour d’autres défis plus majeur que ce qu’ils faisaient ici. Mais il faut le dire, en temps de crise, la communication est tellement importante. Il faut des personnes qui peuvent écouter, des personnes qui évitent de trop parler. Et s’il faut parler, il faut vraiment remuer la langue plusieurs fois avant de faire sortir certaines choses, surtout pour des pouvoirs d’exception comme celui qui est en cours actuellement. Je souhaite bon courage et beaucoup de forces positives à ce nouveau gouvernement.
J’attend de ce gouvernement qu’il travaille à assainir la gestion au niveau de l’administration publique pour éviter tout ce qui est corruption et motiver les agents qui doivent travailler à se donner à fond. L’autre attente, c’est qu’il arrive à collaborer avec tous les acteurs pour lutter contre le terrorisme car c’est la première clé du mouvement qui est en place. Un autre défis majeurs c’est arriver à unir les populations, l’opinion publique et à éviter tout ce qui peut entacher la marche vers les objectifs du Capitaine Ibrahim Traoré. Il est vraiment important de mettre tout le monde ensemble, sans distinction, que l’on puisse se donner les mains pour lutter contre le terrorisme ».

Ibrahim Diao, Directeur général de l’agence de voyage et d’immigration, My International Travel services
« Déjà à la RTB et ensuite ministre de la Communication, Jean Emmanuel Ouédraogo a fait beaucoup de preuves. Voilà pourquoi je félicite ce choix du Capitaine Ibrahim Traoré. Je félicite également le premier ministre précédent qui a beaucoup travailler pour le peuple burkinabè.
Mes attentes vis-à-vis du gouvernement, c’est qu’il travaille à ce que le pays puisse retrouver sa paix d’antan afin qu’on puisse se déplacer comme on le veut et sans crainte. On veux par exemple, pouvoir aller à Kantchari, à Dori , tranquillement sans problème… ».

Amadou Maïga, président de l’Alliance citoyen panafricain du Burkina
« La nomination du Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo est de bonne guerre. C’est une personnalité ouverte et disponible pour les populations. Aussi, Il a le sens du respect. Au Burkina Faso si tu sais respecter la population, elle est toujours derrière toi. Jean Emmanuel Ouédraogo a su se rapprocher des peuples et relever leurs besoins. Je remercie le Capitaine Ibrahim Traoré pour le choix de cet homme comme Premier ministre. Nous en sommes très heureux.
Le remaniement est une chose tout à fait normal. Nous avons toujours parler de cela à certaines personnes ressources, leur disant de faire un remaniement. Pourquoi un remaniement ? Normalement notre président, le Capitaine Ibrahim Traoré et ses collaborateurs ne devaient plus enregistrer des désolations 2 ou 3 fois dans le mois…Non ce n’est pas normal. C’est pour cela que moi-même j’ai échangé avec des personnes ressources et hautement placées sur la question du remaniement. Et pour faire ce remaniement, que l’on interpelle les personnes qui doivent être nommées sur ce qu’on attends d’eux.
Il y a très longtemps dans notre pays, des gens s’étaient habitués à certaines mauvaises pratiques. Ils s’étaient habitués à la gratuité. Aujourd’hui, les choses ont changé mais il y a des personnes qui pensent pouvoir continuer dans ses mauvaises pratiques. Avec le remaniement, il y a des responsables qui sauront que les postes qu’ils exercent doivent être au profit des peuples. Comme nous le rappelons toujours dans nos rassemblements, il faut que les burkinabè comprennent que le pouvoir fini. Par exemple avec ce remaniement, il y a des gens qui ont perdu leurs pouvoirs. C’est pourquoi pendant qu’on est au pouvoir, on doit travailler au profit des peuples.
A l’endroit des nouveaux ministres, il faut que chacun comprenne qu’il a été nommé pour servir le peuple. Qu’ils se gardent des mauvaises pratiques comme ce qui s’est passé au ministère en charge de l’Action humanitaire. Nous remercions le Capitaine Ibrahim Traoré pour cette action Patriotique. Je salue également le camarade Bassolma Bazié pour son nouveau poste. Que Dieu accompagne le nouveau gouvernement dans sa démarche. Toutes nos remerciements au gouvernement précédent car ils ont également bien travaillé pour la patrie ».

Flora Sanou, journaliste
« Ce fut une grande surprise pour plusieurs burkinabè parce que les gens s’attendaient à la nomination de Bassolma Bazié comme Premier ministre. D’autres même parlaient du retour de l’ancien premier ministre sous le mandat de Roch Marc Christian Kaboré, notamment Albert Ouédraogo.
Mais je pense que le choix de Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo n’est pas fortuit. On pourrait dire qu’il y a une volonté du chef de l’État de faire passer la jeunesse au premier rang pour la gestion du pays.
D’aucuns peut-être diront qu’il est assez jeune pour le poste. Mais non, il a été porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et je pense qu’il est bien placé pour gérer la Primature. D’ailleurs ceux qui ont été Premiers ministres auparavant, n’avaient pas deux têtes, s’ils ont pu jouer leur partition, Jean Emmanuel Ouédraogo, saura relever le défi.
Comme tout citoyen assoiffé de la paix, l’attente majeure et primordiale est l’amélioration de la situation sécuritaire, le retour de la paix. En outre, on espère que le gouvernement travaillera à réduire le coût de la vie parce que la population commence à être à bout de souffle. Les temps sont très durs, dit-on. L’équipe du gouvernement est majoritairement jeune, donc on s’attend à davantage de dynamisme et d’action pour plus de résultats positifs ».

Alexis Kaboré, journaliste
« J’apprécie énormément le travail abattu par le gouvernement précédent et toutes mes félicitations pour le gouvernement actuel. Il faut dire que c’est une équipe dynamique, une équipe qui est posé. Je pense que c’est le type d’équipe dont le Burkina Faso a besoin actuellement, surtout pour sa communication.
En temps de crise on doit communiquer, éviter certains mots, éviter les discours de haines. C’est certainement pour cette raison que Jean Emmanuel Ouédraogo a été choisi. Je crois que tous les ministres qui ont été nommés ont de la compétence, on espère qu’ils œuvreront pour un Burkina de paix et un Burkina prospère ».

Salimata Topan, enseignante à l’école primaire
« Il faut toujours un changement, donc ce remaniement est la bienvenue… Être Premier ministre n’est pas une question de nom, il faut vraiment le mériter et on croit bien que le nouveau Premier ministre pourra bien faire son travail.
Par rapport au nouveau gouvernement, je déplore le départ de Bassolma Bazié parce que c’est quelqu’un qui a un franc parler. Lorsque ça ne va pas il le dit et vis versa… ».

Pharidatou Ouattara, étudiante à l’Université Baba Coulibaly (ex ISFP)
« Je rend déjà hommage à l’ex Premier ministre, Me Appolinaire Kyélem de Tambèla. 2 ans comme Premier ministre du Burkina Faso, il mérite des félicitations. Il a fait ce qu’il pouvait et nous lui rendons hommage pour cela. Pour la nomination de Emmanuel Ouédraogo comme Premier ministre du Burkina Faso, je dirai que c’est bien car il le mérite vraiment. C’est un homme calme, pondéré mais aussi très patriote. Il a relevé de nombreux défis, alors il est normal qu’il soit propulsé à la tête du gouvernement. Coordonner les activités de tout le gouvernement est une grande responsabilité mais vu sa maîtrise de soi, son engagement, ses compétences, son patriotisme, son amour surtout pour ce qu’il fait, je n’ai aucun doute car je sais qu’il va réussir la mission qu’on lui a confié. Je suis persuadé que son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré a fait le bon choix en le nommant.
En ce qui concerne mes attentes, je souhaite qu’il continue dans la même lancée mais qu’il songe à la mobilisation générale pour appeler l’ensemble des burkinabè pour que où qu’ils soient, ils reviennent comme des citoyens engagés pour les causes nationales et qu’ils soutiennent le gouvernement.
Ensuite, qu’il emmène tous les membres du gouvernement à se rappeler que nous sommes en guerre et que des jeunes burkinabè se sont sacrifiés pour que ce pays tienne. Qu’ils sachent que les veuves et les orphelins qui sont restés, doivent vivre dans les bonnes conditions. Enfin, il faut qu’ils trouvent les politiques à mettre en place pour que les enfants des FDS et des VDP tombés se sentent dans un Burkina de Paix et de justice ».

Abdoulaye Zallé, étudiant en lettre moderne
« Nous ne connaissons pas les motifs de ce remaniement mais si le président et ses camarades ont pris la décision, sûrement qu’il y a une bonne raison cachée derrière. Nous ne pouvons donc que soutenir cette belle initiative. Nous attendons de ce nouveau gouvernement qu’il fasse un travail encore plus meilleur, adorable que le précédent ».

Boukary Bogré, journaliste
« Jean Emmanuel Ouédraogo a prouvé qu’il est à la hauteur. Donc c’est tout à son honneur cette nomination. Maintenant nous lui souhaitons plein succès dans cette nouvelle tâche qui l’attend. Il a beaucoup de chantiers qui l’attendent, notamment le défi sécuritaire et l’économie qui souffre.
Nous espérons que ce gouvernement va répondre aux attentes du président du Faso et du peuple. Qu’il soit aux côtés du peuple et qu’il ramène la paix et la sécurité au pays. Plein succès à eux…Pour Bassolma Bazié , je ne m’attendais pas à cela, car c’est un élément clé du gouvernement qui a fait ses preuves. On lui souhaite bon vent dans ses nouvelles fonctions. Et avec cette nouvelle nomination, il sera utile à la confédération AES ».
En rappel, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, précédemment ministre d’État en charge de la Communication, a été nommé Premier ministre, le 08 décembre 2024 par un décret présidentiel. Il remplace a ce poste, Me Appolinaire Kyélem de Tambèla. Le Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré a mis fin à ses fonctions le 07 décembre 2024.
Le désormais Premier ministre a officiellement pris fonction dans la matinée de ce 09 décembre 2024.
Rosana Astride KIENDREBEOGO
Latribunedufaso.net
