SICOT 2024 : Des investisseurs modèles dans le secteur du textile échangent avec les étudiants de l’Université Norbert Zongo de Koudougou

Les activités de la 3e édition du Salon international du coton (SICOT) se poursuivent dans la Cité du Cavalier rouge. Ce samedi 27 janvier 2024, des investisseurs modèles dans le secteur du textile, venus du Burkina Faso et d’ailleurs ont échangé avec les étudiants de l’université Norbert Zongo de Koudougou.

Il s’est agit pour ces investisseurs, d’informer les étudiants sur les métiers du textile et partager leurs expériences sur le domaine afin de susciter des vocations. 

Dr Awa Doumbia, ingénieure textile venue du Mali est l’une des panélistes. Pour elle, le textile va au-delà du coton. « Le textile est un peu partout. C’est dans les habits que nous portons, dans les tissus à meublement, c’est en milieu hospitalier, c’est dans les applications beaucoup plus technique, dans l’agriculture, la construction etc. Même les déchets plastiques peuvent être transformés en textile et ça peut être une voie de valorisation ». Ainsi, elle a invité les étudiants à beaucoup s’intéresser à cette filière.

« Quant on regarde la chaîne de valeur du coton depuis la culture jusqu’à la transformation, il n’y a que 3% du coton de notre pays qui est transformé. C’est alarmant. Tant qu’on ne va pas créer des initiatives, tant qu’on ne vas pas avoir des personnes capables d’apporter de la valeur ajoutée dans cette chaîne, on va toujours vendre le coton brut et cela ne pourra pas résoudre nos problèmes de chaumage, de pauvreté et de développement de l’économie », a pour sa part signifié Emilie Tiendrebeogo, Fondatrice de l’entreprise Palobdé. Aussi, elle a invité les étudiants, futurs investisseurs, à s’interresser fortement au secteur du coton.

En tout, les participants ont dit être satisfaits à la sortie de la rencontre. C’est le cas par exemple de Issa Kaboré, étudiant à la faculté sciences économiques et de gestion option économie agricole et environnementale.

« Les instances m’ont appris beaucoup de choses. Elles m’ont éclairé sur tout ce que j’ai comme projet. J’envisage me lancer dans la transformation du coton et des autres matières premières comme le sésame, le haricot ou le maïs. Mon objectif est d’apporter ma contribution pour que le Burkina Faso puisse atteindre l’autosuffisance alimentaire », a-t-il indiqué.

« A ce panel, j’ai beaucoup appris. On a su comment la production du coton se déroule jusqu’à la transformation. On a également eu des idées d’entrepreneuriat et aussi les opportunités d’affaires dans le domaine du coton. Je confectionne et je revends des vestes, tuniques et robes à base de Faso danfani, mais je n’avais pas idée du processus de transformation du coton jusqu’au Faso danfani. Aujourd’hui, je suis contente d’apprendre cela. Ça me donne l’envie de continuer ce que je fais », a indiqué Priscilla Kiendrebeogo, étudiante en 3e année en sciences économiques et de gestion, par ailleurs promotrice de la marque de vêtements Fairness.

Rosana Astride Kiendrebeogo

Latribunedufaso.net

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