Kundé music export : c’est parti pour la première édition 

En marge des kundé 2023, se tiennent du 10 au 11 mai 2023, les « kundé music export » . La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce mercredi 10 mai 2023 à Ouagadougou. C’était au cours d’une conférence de presse présidée par le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme, Jean-Emmanuel Ouédraogo, patron de cette première édition. Cela, en présence de Salfo Soré alias Jah Presse, commissaire général des kundé et de Salif Traoré alias A’Salfo, commissaire général du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumanbo ( FEMUA).

Pour information, les kundé music export sont une innovation de cette 21ème édition des kundé. Son objectif selon Jah Presse, est de créer un cadre de rencontre entre acheteurs internationaux de musiques et les staffs des artistes burkinabè en vue d’accroître la présence du spectacle vivant de la musique burkinabè sur la scène internationale et dans les médias internationaux.

Dans ce sens, trois activités sont prévues pour les deux jours. Il s’agit des Showcases  qui permettront de présenter dix artistes burkinabè détenteurs d’au moins un kundé au festival, aux labels de musique et aux médias internationaux. Cette activité se déroulera les 10 et 11 mai au CENASA ( Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel) à Ouagadougou, à partir de 19h. Les artistes retenus sont Eunice Goulla , Greg burkimbila, Don Sharp de Botoro, Sissao, Nabalüm , et bien d’autres.

Le réseautage qui servira de cadre de rencontres, d’échanges et de partenariats d’affaires entre les tourneurs festivals , les labels de musique, les médias internationaux et les staffs des artistes burkinabè.

Les ateliers qui visent à renforcer les compétences et le professionnalisme des acteurs de la musique burkinabè sur la gestion de carrière à l’international et la monétisation . Aussi, ces ateliers permettront aux participants de maîtriser les procédures de diffusion des musiques dans les festivals et sur les médias internationaux.

Pour Jean Emmanuel Ouédraogo, c’est une chance qui est donnée à l’ensemble des acteurs culturels en général et de la filière musicale en particulier, de pouvoir saisir des opportunités. « Nous avons des talents au Burkina Faso pour pouvoir véritablement imposer la musique burkinabè hors de nos frontières. Ce qui manquait, ce sont des cadres de ce genre qui offre l’opportunité à ces acteurs là de rencontrer des promoteurs de l’industrie musicale », a-t-il affirmé 

« Il nous semble donc logique de soutenir kundé music export, qui laisse présager des résultats probants, notamment en permettant d’assurer à terme un meilleur accès au marché dans une logique de création d’emplois durables dans le secteur et garantir des revenues pour une plus-value économique au plan national », a-t-il ajouté.

Pour A’Salfo, cette initiative est un signe que l’Afrique dans toute sa composante est entrain de se réveiller, à commencer par les industries culturelles et créatives. « Il y a 10 à 15 ans de cela, nos acteurs culturels en Afrique ne se retrouvaient jamais pour parler. On se croisait à des festivals et séminaires en Europe. Aujourd’hui nous avons cette initiative, cet engagement de nos autorités à promouvoir nos valeurs culturelles, surtout musicales sur notre continent. Nous nous devons en tant que acteurs, de participer pleinement à l’évolution de cette filière», a-t-il expliqué.

En rappel, les kundé sont une cérémonie qui récompense annuellement les meilleurs artistes burkinabè et africains. Lancée en 2001, son ambition est de positionner les artistes burkinabè sur la scène internationale.

Astride Kiendrebeogo

Latribunedufaso.net

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