Le Burkina Faso s’apprête à tourner la page des retards qui ont longtemps marqué le fonctionnement de l’enseignement supérieur. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a annoncé ce lundi 7 septembre 2026 à Ouagadougou que la normalisation des années académiques atteindra 100 % dès la rentrée 2026-2027.
Selon les données présentées par le ministre, le niveau de normalisation est passé de 81,31 % en octobre 2024 à 86,29 % en juillet 2025, puis à 92,52 % en octobre 2025 et 98,44 % en juillet 2026. Au 31 août 2026, le taux est ainsi monté à 99,69 %. « Sur les 321 filières suivies depuis octobre 2024, une seule reste encore en cours de normalisation, la pharmacie à l’Université Joseph Ki-Zerbo », a-t-il signifié.
Cette dernière filière devrait achever son année académique le 21 septembre 2026, les apprenants étant actuellement en stage clinique. Dès lors, l’ensemble des filières pourra démarrer les enseignements de la nouvelle année le 1er octobre 2026. Pour le ministre, il s’agit d’une situation inédite depuis plus de 15 ans, avec des universités, centres universitaires et grandes écoles qui auront achevé leur année académique avant de partir en vacances.

Le ministre attribue cette avancée à plusieurs mesures engagées au fil des années, notamment des investissements dans la construction et la réhabilitation des infrastructures pédagogiques, une meilleure intégration de la plateforme CampusFaso dans le fonctionnement des établissements, ainsi que le recrutement d’enseignants-chercheurs, de chercheurs et de personnels de soutien.
Avec cette normalisation annoncée, le calendrier académique devrait donc désormais retrouver un fonctionnement régulier dans les universités, écoles et centres universitaires du Burkina Faso.
Inès TOUGMA
Latribunedufaso.net

