Clôture FESTIMA 2026, 18 mai 2026

17e édition du FESTIMA : Rendez-vous en 2027 pour la 18e édition

Les lampions se sont éteints sur la 17e édition du Festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA). La cérémonie de clôture a eu lieu ce dimanche 17 mai 2026, sous la présidence du Haut-Commissaire du Mouhoun, Bassouleymane Ouattara, représentant le Gouverneur des régions du Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga. C’était en présence du chef de canton de Dédougou.

Le FESTIMA 2026 s’est tenu sous le thème: « FESTIMA, 30 ans au service de la tradition du masque : bilan et perspectives ». Un thème qui a permis de mesurer le chemin parcouru depuis la création du festival et d’ouvrir des perspectives nouvelles pour l’avenir, selon les promoteurs de l’événement.

Le FESTIMA 2026, un pari réussi, selon le comité d’organisation

Faisant le bilan de cette 17e édition, Dr Léonce Ki, Secrétaire exécutif de l’Association pour la sauvegarde des masques (ASAMA), structure organisatrice du FESTIMA, a indiqué que du 11 au 18 mai 2026, Dédougou a vécu des moments exceptionnels de communion culturelle, de fraternité et de partage autour des pratiques et expressions du masque.

Clôture FESTIMA 2026, 18 mai 2026
Photo de famille des officiels à l’issue de la cérémonie de clôture – Ph. M. Zongo

Il s’agit notamment de la foire d’exposition et des prestations des masques qui se poursuivent jusqu’au 18 mai 2026, la soirée d’animation et le colloque international sur le masque tenu les 12 et 13 mai 2026. Ce colloque a réuni 6 pays à savoir le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’ivoire, la France, le Togo et le Niger, avec 61 communications animées par d’éminents chercheurs, doctorants, masterants et acteurs culturels.

19 sociétés de masques en fibre, en feuilles, en écorce et en tissu, venues notamment du Houet, de la Kossi, du Tuy, du Mouhoun, du Nando et du Nayala ont livré une dizaine de prestations au grand bonheur des festivaliers et des populations locales.

Clôture FESTIMA 2026, 18 mai 2026
Dr Léonce Ki, secrétaire exécutif de l’ASAMA et président du comité d’organisation du FESTIMA – Ph. M. Zongo

À écouter Dr Léonce Ki, le FESTIMA a une fois encore tenu son pari, celui de faire rayonner le patrimoine culturel africain. « Pendant trois décennies, le FESTIMA s’est imposé comme un cadre privilégié de sauvegarde des traditions, de dialogue interculturel, de promotion touristique et de valorisation des savoirs endogènes. Il est aujourd’hui une référence culturelle majeure au Burkina Faso et bien au-delà de nos frontières », a-t-il souligné.

Rendez-vous en 2027 pour le 18e FESTIMA

Le véritable défi de l’ASAMA, selon son Secrétaire exécutif, c’est travailler pour le rayonnement international du festival et la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel qui, soutient-il, nécessitent davantage d’engagement, de solidarité et d’investissement. « Nous devons ensemble travailler à renforcer la transmission des traditions aux jeunes générations, à professionnaliser davantage les acteurs culturels et à accroître le rayonnement international du FESTIMA », a-t-il indiqué.

Clôture FESTIMA 2026, 18 mai 2026
Tout comme à l’ouverture, l’hymne national le « Ditanyè » a été étonné en chœur avant le début de la cérémonie officielle – Ph. M. Zongo

Dr Léonce Ki a laissé entendre que la prochaine édition du FESTIMA n’attendra pas les deux ans et se déroulera en 2027.

Le FESTIMA, un puissant instrument de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel africain

Dans son discours de clôture, Bassouleymane Ouattara, Haut-Commissaire de la province du Mouhoun, représentant le Gouverneur, a indiqué qu’à travers les prestations des masques en fibre, en feuille et en tissu, le colloque international pluridisciplinaire sur le masque, la foire du FESTIMA ainsi que les animations du « soir au village », le patrimoine culturel national a une fois de plus démontré toute sa richesse, sa diversité et sa capacité à unir les peuples.

Clôture FESTIMA 2026, 18 mai 2026
Bassouleymane Ouattara, Haut-Commissaire du Mouhoun, représentant le gouverneur des régions de Bankui/Sourou à la cérémonie de clôture – Ph. M. Zongo

Pour lui, en 30 années d’existence, le FESTIMA s’est imposé comme un puissant instrument de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel africain. « Il est devenu un espace de dialogue interculturel, de promotion touristique, de cohésion sociale et de développement économique. Dédougou s’est affirmée au fil des éditions comme la capitale culturelle du masque, un carrefour des peuples et des civilisations. Le FESTIMA permet justement à nos peuples de raconter eux-mêmes leur histoire, de transmettre leurs valeurs et de préserver l’âme de nos traditions face aux défis de la mondialisation », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Bassouleymane Ouattara a saisi l’occasion pour saluer le travail remarquable de l’ASAMA, des membres du comité d’organisation, des bénévoles, des forces de défense et de sécurité, des services techniques, des partenaires et de toutes les bonnes volontés qui ont contribué au succès de cette édition « historique » du FESTIMA.

Clôture FESTIMA 2026, 18 mai 2026
Photo de famille avec les masques – Ph. M. Zongo

Il a également rendu hommage aux anciens, aux gardiens des traditions et aux communautés détentrices de ces savoirs ancestraux, car dit-il, « sans eux, cette richesse culturelle ne pourrait traverser les générations ».

Selon Bassouleymane Ouattara, la culture demeure un rempart contre l’oubli, l’intolérance et la division. Et, insiste-t-il, dans un contexte mondial marqué par de multiples crises, les traditions constituent des repères essentiels pour renforcer la paix, la solidarité et le vivre ensemble.

Il invite donc à davantage d’investissements dans la culture, la recherche, la formation artistique et la promotion touristique afin de protéger le FESTIMA et son héritage, parce que, poursuit-il, « l’avenir du FESTIMA dépendra de notre capacité collective à protéger et transmettre cet héritage aux jeunes générations. Préserver nos masques et nos arts, c’est préserver notre identité et notre dignité ».

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Rendez-vous donc en 2027 pour la 18e édition du Festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA).

Mamadou ZONGO 

Latribunedufaso.net

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