Dans le cadre de sa politique de communication et de sensibilisation, la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) a organisé, le vendredi 16 janvier 2026, un atelier d’information et de sensibilisation à l’intention des animateurs des émissions interactives et des journalistes. L’atelier a été présidé par le Directeur général de la CNAMU, Soumaïla Gamsonré.
Selon lui, cette initiative se justifie par le rôle prépondérant que jouent les émissions interactives dans l’espace médiatique burkinabè.

L’objectif général de cet atelier est de renforcer les connaissances des animateurs et des professionnels des médias sur le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). De façon spécifique, il s’est agi de présenter le RAMU aux acteurs des médias, d’expliquer le processus d’immatriculation et les conditions de prise en charge des bénéficiaires, de détailler le panier de soins, ainsi que d’exposer les enjeux, l’état des lieux de l’opérationnalisation du régime et ses perspectives.
Les échanges ont permis de rappeler les fondements juridiques du RAMU, notamment l’article 57 de la loi relative au RAMU, qui stipule que lorsque l’assuré social ou l’un de ses ayants droit est atteint d’une maladie de longue durée, invalidante ou nécessitant des soins particulièrement coûteux, les organismes de gestion poursuivent le service des prestations de soins de santé garanties.

Aussi, le RAMU repose sur plusieurs caractéristiques essentielles. Il est territorial, car il concerne toutes les personnes résidant sur le territoire national. Il est universel, en ce sens qu’il s’adresse à l’ensemble de la population, et obligatoire. Les prestations offertes sont fournies sur toute l’étendue du territoire national.
Notons que pour être bénéficiaire du RAMU, il faut être une personne physique résidant au Burkina Faso, être reconnu indigent selon les conditions définies par la réglementation ou être membre d’une famille à charge. Le régime couvre également les agents publics, les travailleurs salariés et assimilés, les professionnels libéraux, les dirigeants d’entreprise, les agriculteurs, les étudiants ainsi que les acteurs de l’économie informelle.

Le panier de soins du RAMU comprend notamment les actes de médecine générale et de spécialités médicales et chirurgicales, les actes infirmiers, les soins liés au suivi de la grossesse, à l’accouchement et aux suites de couches, les soins d’hospitalisation, les interventions chirurgicales ainsi que les soins bucco-dentaires d’urgence, entre autres.
Toutefois, certaines prestations sont exclues du panier de soins, notamment les activités relevant du Programme élargi de vaccination (PEV), la lunetterie, ainsi que les vaccins destinés aux voyageurs.

En ce qui concerne les mécanismes d’achat des prestations de soins de santé de qualité présentés lors de l’atelier, figurent la portabilité nationale des droits, permettant aux assurés de se faire soigner partout au Burkina Faso, ainsi que le libre choix du prestataire de soins, qu’il soit public ou privé.
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À travers cet atelier, la CNAMU entend ainsi renforcer l’implication des médias dans la diffusion d’une information fiable et accessible sur le RAMU, afin de favoriser une meilleure compréhension et une adhésion accrue des populations à ce mécanisme de protection sociale.
Inès TOUGMA
Latribunedufaso.net
