Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a procédé au lancement de la Facture électronique certifiée (FEC). Il était en compagnie des ministres chargés de la Transition digitale (Aminata Zerbo/Sabané) et du Commerce (Serge Poda). C’était à l’occasion d’une cérémonie organisée, le 6 janvier 2026 à Ouagadougou, par la Direction générale des impôts (DGI).
Destinée à moderniser les transactions commerciales et à intensifier la lutte contre la fraude, la Facture électronique certifiée marque un tournant dans le système de facturation au Burkina Faso. Pour le ministre Nacanabo, cet outil va au-delà de la simple technique : « La FEC permettra d’organiser l’économie nationale, de mieux sécuriser les recettes propres et d’assurer la souveraineté économique et financière du pays ». Il a exhorté le secteur privé à voir en cette réforme non pas une contrainte, mais un levier de modernité, de crédibilité et de compétitivité.

Les avantages de la FEC pour les entreprises
La Facture électronique certifiée est présentée comme un outil de sécurisation et de simplification. Parmi ses nombreux avantages pour les entreprises, on retient :
- Conformité fiscale accrue pour les entreprises ;
- Réduction des erreurs de calcul pour les contribuables ;
- Optimisation des coûts grâce à la dématérialisation ;
- Transparence et équité dans la concurrence ;
- Facilitation des échanges internationaux par l’alignement sur les standards mondiaux.

L’engagement ferme du secteur privé
Le secteur privé, représenté par Roland Achille Sow, président de la délégation consulaire spéciale de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), a exprimé un soutien total à la réforme. Il a pris plusieurs engagements, notamment :
- La mise en œuvre d’une étroite collaboration entre la DGI et les opérateurs privés;
- L’organisation des programmes de formation certifiés et adaptés à chaque catégorie d’entreprise et d’artisant
- Une assistance technique et un accompagnement opérationnel continu de concert avec la DGI afin de permettre une transition sans rupture
- Veiller à une intégration harmonieuse des outils de facturation électroniques dans les écosystèmes existants et à leur comptabilité avec des logiciels homologués par l’administration
- La promotion d’une culture de l’éthique et de la transparence des affaires, conditions indispensables pour une compétitivité durable.

Pour la Directrice générale des impôts, Talato Eliane Djiguemdé/Ouédraogo, cette réforme s’inscrit dans une volonté politique de simplifier la vie des entreprises. « Elle traduit une volonté d’améliorer le climat des affaires tout en sécurisant les opérations économiques », a-t-elle souligné.
La cérémonie s’est achevée symboliquement par l’édition de la « facture zéro », marquant le top départ officiel du système. Dès à présent, des équipes seront déployées pour des campagnes de sensibilisation et de formation. Notons que l’utilisation de la Facture électronique certifiée deviendra obligatoire pour l’ensemble des entreprises à compter du 1er juillet 2026.
Issouf Tapsoba
Latribunedufaso.net


