Image illustrative justice

Stellionat, corruption et faux : Des acteurs de la justice burkinabè au cœur d’un vaste réseau de fraude

Un magistrat, un greffier en chef et deux greffiers, tous officiant à Ouagadougou sont poursuivis par la justice burkinabè. Il leur est reproché des faits de stellionat, de complicité de stellionat, de corruption d’agents publics, faux et de complicité de faux en écriture publique. C’est ce qui ressort d’un communiqué du Procureur général près la Cour d’appel de Bobo Dioulasso, en date du 2 septembre 2025.

Les personnes mises en cause dans ce dossier sont SINARE Illiassa, COULIBALY Yaya, MOYENGA Clément et VALIAN Roland 2ème jumeau, tous acteurs judiciaires officiant à Ouagadougou.

L’affaire a débuté suite à la plainte de OUEDRAOGO Bassirou. Après avoir découvert la vente frauduleuse de la parcelle de sa défunte mère par des inconnus, il a saisi le commissariat central de la ville de Ouagadougou. C’est ainsi que « les enquêteurs découvraient un vaste réseau de suspects délinquants composé de démarcheurs de parcelles, d’agents des domaines et de la publicité foncière de Ouaga 6 et d’acteurs judiciaires ».

Le mode opératoire consistait a identifié des « des parcelles attribuées ou non dans la ville de Ouagadougou pour ensuite établir des ordonnances judiciaires de validité de vente ou de mutation de propriété ou de certification de droits réels sur lesdites parcelles ».

Ces parcelles étaient ensuite attribuées « indûment » à des personnes qui n’y avaient pas droit. Il procédaient aussi à la mutation de la propriété au profit d’autres personnes au préjudice du véritable attributaire concerné.

« Entre janvier 2021 et juin 2025, COULIBALI Yaya ayant servi comme juge au TGI Ouaga 1 a rendu, au total, trois cent quatre-vingt-cinq (385) ordonnances judiciaires qui après vérifications se sont avérées fausses », peut-on lire dans le communiqué.

En contre partie, ces personnes mises en cause recevaient des sommes d’argent allant de 1 million à 1 million 500 mille FCFA « pour chaque dossier traité qu’ils se répartissaient ou des contreparties en nature constituées de parcelles à usage d’habitation ». Les relevés des comptes Orange Money permettent de confirmer l’interaction entre les prévenus d’une part mais également d’établir l’existence d’un grand réseau de faussaires.

Latribunedufaso.net

 

 

 

 

 

Partagez

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *