« Par la miséricorde de Dieu, que l’âme de Alino Faso repose en paix » : c’est par ces mots que le prête a prié pour le repos éternel de celui que tout le Burkina Faso pleure aujourd’hui. Ce 23 août 2025, famille, amis et collaborateurs l’ont accompagné à sa dernière demeure. Il repose désormais au cimetière municipal de Gounghin à Ouagadougou. Ces derniers saluent la mémoire d’un homme qui aidait son prochain et ont l’espoir que justice sera faite.

« Je demande à Dieu de lui donner une place de choix au paradis et de donner la force au peuple burkinabè et surtout à sa famille. C’est très dur à avaler. Aujourd’hui, dire au revoir à ce monsieur, pour moi, c’est comme un rêve. Mais on ose croire que justice sera faite. Que l’âme de Alino repose en paix et que Dieu apaise les cœurs. »

« Aujourd’hui, nous avons accompagné Alino Faso dans sa dernière demeure (…). Alino Faso était quelqu’un de bien. Il a toujours milité pour le bien-être des personnes démunies (…). Je demande à tous les Burkinabè de le garder dans leur mémoire. Son corps est parti, mais il demeurera avec nous en esprit. Ses œuvres resteront pour toujours. Je pense que tous ceux qui ont vécu avec lui ne l »oublieront jamais pour ses bienfaits. Nous prions que l’Éternel puisse l’accueillir dans le royaume des cieux. »

« Pour moi, Alino reste un héros, et un héros ne disparaît jamais. Il demeurera toujours parmi nous. C’est vrai que physiquement il n’est plus là, mais toutes ses réalisations, la personne qu’il a été, vont toujours rester dans nos cœurs. Nous allons perpétuer ses œuvres, c’est-à-dire aider les gens. Que chacun cultive un « Alino Faso » en lui. En s’adressant au gouvernement, nous souhaitons que la justice soit faite, car c’est difficile d’accepter ce qui a été dit à son sujet. On refuse catégoriquement cette thèse. Nous croyons à la justice burkinabè et à celle divine. Nous attendons le verdict. »

« C’est fort. Alino c’est un grand frère. C’était mon protecteur sur les réseaux sociaux. Je travaille également dans le social. Il me donnait des conseils sur mes publications sur les réseaux sociaux. Je devais réaliser un projet dans le domaine du social avec ce grand frère en décembre. Il m’avait dit qu’après ce projet, il allait se reposer pour que nous continuions le combat. Sincèrement, son départ me fait mal. C’est brusque. C’est compliqué pour nous et ça sera très difficile pour nous. Je n’ai pas de mots, je ne sais plus quoi dire. Que son âme repose en paix. Mais je veux lui dire que ses petits frères sont là pour continuer son combat. C’est vrai qu’on a mal aujourd’hui, mais on lui promet qu’on ira jusqu’au bout. »
Issouf TAPSOBA
Latribunedufaso.net
