Les pylônes des téléphonies mobiles n’ont aucun effet nocif sur la santé. C’est ce qui ressort d’une conférence de presse animée, le 1er août 2025 à Ouagadougou, par les acteurs clés intervenant dans le processus d’installation desdits pylônes. Il s’agit de l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE), de l’Autorité de régulation de la radioactivité et de la sûreté nucléaire (ARSN), de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et du ministère en charge des Communications électroniques.
Suite aux plaintes récurrentes des populations sur les « supposés effets nocifs » des pylônes des téléphonies mobiles, l’Agence nationale des évaluations environnementales (ANEVE), l’Autorité de régulation de la radioactivité et de la sûreté nucléaire (ARSN) et l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) ont animé une conférence de presse sur le sujet. C’était le 1er août 2025 à Ouagadougou.
La santé des populations, une priorité absolue
La santé des populations est une priorité absolue pour l’ensemble des acteurs du secteur, selon le Secrétaire exécutif de l’ARCEP, Patrice Compaoré.

Il a indiqué que l’autorité mène régulièrement des campagnes nationales de mesure des niveaux d’exposition aux rayonnements non ionisants émis par les antennes et équipements des téléphonies mobiles. La dernière campagne (octobre 2024) a permis de toucher 438 points de mesure répartis dans 8 grandes localités dont Bobo Dioulasso et Ouagadougou. Le protocole de mesure utilisé est « strictement conforme » aux recommandations de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« Aucun site n’a dépassé, ni même approché les seuils limites »
En terme de résultats, il ressort que la valeur moyenne nationale mesurée (0,95 V/m) est largement en dessous du seuil limite (28 V/m) fixé par l’ICNIRP à 400 MHz. La valeur maximale mesurée est de 3,61 V/m (Plateau omnisport de Pissy à Ouagadougou). Cela est huit fois inférieur à la limite réglementaire. « Aucun site n’a dépassé, ni même approché les seuils limites », rassure M. Compaoré.
Rayonnement non ionisant : de quoi s’agit-il ?
Notons qu’il existe deux types de rayonnement. Le rayonnement ionisant (RI) et celui non ionisant (RNI). Au niveau du RI, l’énergie est élevée et peut détruire la matière à court terme. Quant au RNI, l’énergie est faible. Cela veut dire que l’effet ne serait pas perceptible dans un temps relativement court.

La téléphonie mobile est dans le domaine des RNI. À ce jour, aucune étude scientifique n’a démontré de lien de causalité entre les ondes non ionisantes et des effets négatifs à long terme sur la santé, selon le Directeur national de l’ARSN, Martial Zoungrana. Il cite l’OMS et l’ICNIRP.
Un processus d’installation rigoureux
L’implantation d’un pylône ne se fait pas à la légère. Le Directeur Général des Communications Électroniques, Nongobzanga Zongo, a expliqué que le processus est rigoureux.

L’opérateur doit obtenir une licence du ministère, mais aussi faire valider l’étude d’impact environnemental et social du projet par l’ANEVE. Selon le Directeur général de l’agence, Désiré Yaméogo, ce dossier fait l’objet d’une analyse approfondie, incluant une visite sur le terrain pour s’assurer que tous les aspects environnementaux sont pris en compte.

De plus, l’opérateur doit obtenir un rapport de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) concernant l’espace aérien et faire réaliser des études de sol par le Laboratoire national de bâtiment et travaux publics (LNBTP) pour garantir la solidité de l’installation. Ces multiples étapes visent à assurer non seulement la sécurité des populations, mais aussi le respect de l’environnement et des normes techniques en vigueur.
Issouf TAPSOBA
Latribunedufaso.net
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