Amélioration de la croissance fœtale et infantile : L’agence de recherche Afric Santé présente les résultats de l’étude MISAME III

Ce lundi 26 février 2024 à Ouagadougou, l’Agence de formation, de recherche et d’expertise en santé pour l’Afrique (Afric Santé) a animé un atelier pour présenter les résultats des différentes études du projet de recherche MISAME III aux responsables techniques du ministère de la Santé, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’à la communauté scientifique. Le top départ des travaux a été donné par le Directeur général de la Sante et de l’Hygiène Publique, Joseph Soubeiga.

« Micronutriments, Santé de la Mère et de l’Enfant III (MISAM III) : Concevoir et tester l’impact d’un complément alimentaire nutritif pendant la grossesse afin d’améliorer l’issue de la grossesse au Burkina Faso », tel est l’intitulé de ladite étude. Elle s’est déroulée de juillet 2018 à Avril 2022 dans le district sanitaire de Houndé. 

Son objectif principal était d’identifier un complément protéino- énergétique équilibrée (PEE) pour une supplémentation prénatale et post-natale et d’évaluer l’efficacité du supplément alimentaire choisi par les femmes enceintes dans l’amélioration de la croissance fœtale, le poids de la naissance et la croissance infantile.

Des résultats obtenus, selon Laeticia Céline Toé, médecin nutritionniste et représentant l’équipe technique, cette étude a contribué à diminuer la prévalence du faible poids de naissance et augmenter le poids même de naissance de manière continue. Elle a aussi permis de prolongé la durée de la grossesse et ainsi, diminuer le nombre de prématurées.

« Il s’agit là, des résultats les plus significatifs que nous avons observés », a-t-elle souligné. Nous avons également, ajoute-t-elle, observé une diminution de la prévalence chez les enfants petits pour l’âge gestationnel, mais elle n’est juste pas significatif que sur le plan statistiques.

A l’écouter, l’étude a été à réalisée de façon simultanée dans plusieurs pays tels que le Népal, le Pakistan, le Bangladesh, l’Ethiopie. Ainsi, il sera question pour la suite, de mettre les données ensemble et de faire une méta-analyse, ce qui permettra de tirer des conclusions plus « généralisables et plus solides » et donc d’aller plus vite aux études d’efficacités programmatiques .

Ce sont les agents du ministère de la Sante et de l’Hygiène Publique qui seront les utilisateurs de ces données. Ils se sont ainsi réjouis de ces recherches .

« Nous nous réjouissons de cette étude car il faut une alimentation adéquate pour les femmes enceintes pour qu’elles puissent donner des enfants bien sains. Cette étude vient à point nommé parce que dernièrement l’Organisation mondial de la santé (OMS) a adopté de nouvelles recommandations pour appuyer l’alimentation nutritif des femmes enceintes et allaitantes . Et cette alimentation doit se baser sur des aliments et denrées locaux. Ainsi, la présente étude qui est fait avec des aliments locaux tels que le soja et la patte d’arachide, nous permettra de pouvoir bien accompagner nos chers dames pour relever leur niveau nutritionnel », a laissé entendre Judith Tapsoba, représentante de la Directrice générale de la nutrition.

Il faut noter que Afric Santé a conduit MISAM III en collaboration avec l’Institut de recherche en Sciences de la Santé-Direction Régionale de l’Ouest (IRSS/DRO), l’Université de Gand (Belgique), des universités nord-américaines (Université Harvard et Université Davis en Californie) et I’IFPRI. Cela, sous un financement de la fondation Bill et Melinda Gates.

Rosana Astride Kiendrebeogo 

Latribunedufaso.net

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