Souveraineté politique et économique : Le CAPES s’interroge sur la poursuite de la transition du Franc CFA à l’ECO

Ce lundi 04 septembre 2023, Ouagadougou abrite une conférence internationale sur le thème « Souveraineté Politique et Monétaire dans l’espace CEDEAO : faut-il poursuivre la transition du CFA à l’ECO ? ».

Placée sous la présidence du Premier ministre, Apollinaire Joachimson Kyelem, cette activité a été organisée par le Centre d’Analyse des Politiques Économiques et Sociales (CAPES). Elle vise à créer un cadre afin de permettre aux acteurs de réfléchir sur la souveraineté monétaire et l’indépendance politique des pays de la CEDEAO.

De façon spécifique, il s’agit de produire des idées sur la pertinence de l’ECO comme garant de la souveraineté politique et monétaire des Etats membres. Aussi, cette rencontre permettra de mener des réflexions sur l’ancrage de l’ECO dans le but de prendre en compte les nouveaux partenariats de développement et de réfléchir à une alternative économiquement faisable et viable pour les pays en crise dans la conquête de leur souveraineté politique et monétaire.

Dans son allocution, le Premier ministre a exprimé sa volonté et en même temps son inquiétude pour l’adoption de l’Eco. « Il ne faut pas oublier que les monnaies nationales créées dans la précipitation ou sans les précautions nécessaires finissent par se volatiliser laissant les populations dans le désarrois », a-t-il signifié.

Il faut noter que la présente conférence publique s’est déroulée sous la forme d’un panel suivi de débats. Quatre thèmes ont été développés à cet effet par des panelistes « maîtrisant » les questions de politiques publiques de développement et des praticiens du développement ayant des connaissances sur les préoccupations monétaires de la zone Franc.

A l’issu des différentes présentations, les panelistes sont unanime sur la possibilité de mettre en place une nouvelle monnaie. Ils ont tous répondu « OUI» à la question de savoir s’il faut passer du franc CFA à l’ECO en expliquant comment cela est possible. A les écouter, pour éviter que la France ne fasse partie ou du moins ne tienne les reines des état africains membres de la CEDEAO, à travers cette monnaie qu’est l’Eco, il faut tout simplement revoir ou être du même accord sur les termes de référence, qui « ne sont pas des conditions préalables mais plutôt des mesures d’accompagnement ».

Pour le Pr Mamadou Koulibaly, ancien ministre de l’économie de la Côte d’ivoire, les pays peuvent sortir de là (parlant du franc CFA), en faisant l’inventaire avec la France, des biens acquis durant les 61 ans de collaboration. A l’aide de « bons » juristes et économistes, saisir la cour Internationale de Justice afin de faire valoir le droit. 

Il a également souligner la mise  en place d’un traité créant l’unité monétaire ainsi que des statuts de la banque où sera garder l’argent, que ce soit la banque centrale ou autre car ces détails absents du côté du francs CFA sont un frein à l’avancée des pays membres.

 

Nabintou Ouattara (stagiaire)

Latribunedufaso.net

Partagez

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *