Burkina Faso : La Banque mondiale fait un point sur la réalisation de ses projets

Ce mardi 21 juin 2022 s’est tenue à Ouagadougou, la revue conjointe du portefeuille des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Burkina Faso, sous le thème : « La performance du portefeuille dans un contexte de crise : quelles approches innovantes pour une mise en œuvre efficiente des projets et programmes financés par la Banque mondiale ? ».

L’objectif de cette revue conjointe du portefeuille des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Burkina Faso était de permettre aux deux (2) parties de faire le point sur la réalisation des opérations et de proposer des solutions pour un meilleur impact sur les populations bénéficiaires.

En effet, la Banque mondiale (BM) est l’un des partenaires privilégiés du Burkina Faso. Elle intervient dans le pays à travers le financement des projets et programmes dans plusieurs secteurs notamment l’éducation, l’agriculture, la santé, l’eau et l’assainissement. De 2018 à nos jours, le portefeuille de ses opérations a pratiquement doublé. Il est passé de 1,7 milliards de dollars américains à plus de 3 milliards de dollars américains.

En dépit de cette forte mobilisation des ressources pour le financement des opérations dans le pays, les crises persistent et les vulnérabilités demeurent dans certaines zones. Des dires de la Représentante de la Banque mondiale au Burkina Faso, Maïmouna Mbow Fam, la crise sécuritaire que traverse le pays a ralenti l’exécution des opérations et a impacté la performance globale du portefeuille. Cela s’est traduit par le surenchérissement des coûts, des difficultés de supervision physique des activités, un niveau d’exécution relativement faible et des risques élevés de non atteinte des objectifs de développement des projets dans les délais impartis.

Face à cette situation, elle estime qu’il était impératif de repenser l’exécution des projets, afin de s’orienter résolument vers la performance pour l’atteinte des objectifs de développement. D’où la présente rencontre qui, selon le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Abel Seglaro Somé, va permettre à la Banque mondiale et au gouvernement burkinabè d’évaluer  le niveau de satisfaction de la mise en œuvre des projets dans ce contexte de crise que traverse le pays, et de faire des propositions de solutions pour une meilleure exécution.

Déjà, Maïmouna Mbow Fam a confié que le thème retenu pour les travaux a déjà fait l’objet  de réflexions au niveau de la Banque mondiale. Ce qui a permis d’identifier  des contraintes à la mise en œuvre des opérations, notamment la lenteur dans la délivrance des avis de non-objection, et la lourdeur des procédures de sauvegardes environnementales et sociales, et de passation des marchés.

De ce fait, la Banque envisage faire baser les Chargés de projet à Ouagadougou pour fluidifier le traitement des dossiers et la délivrance des avis de non-objection. Par ailleurs, elle attend du gouvernement burkinabè, une supervision plus accrue des projets de la part des ministres de tutelle. « Ces derniers pourraient instaurer une coordination, au moins mensuelle, avec les unités de gestion des projets dans l’optique  de passer en revue toutes les difficultés et d’instaurer  une culture de performance et de redevabilité », a souhaité la Représentante de la Banque mondiale au Burkina Faso.

Issouf Tapsoba

Latribunedufaso.net

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