Cérémonie de clôture de TRANSLOG AFRICA 2026, 22 octobre 2026

TRANSLOG AFRICA 2026 : Des recommandations pour sécuriser les chaînes logistiques et renforcer la souveraineté africaine

La 5ᵉ édition du Symposium international sur le transport et la logistique en Afrique, dénommé TRANSLOG AFRICA 2026, a refermé ses portes ce jeudi 22 octobre 2026 à la salle de conférence de Ouaga 2000. La cérémonie de clôture, marquée notamment par la présentation du rapport général et la formulation de recommandations, a été présidée par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, représentant le Président du Faso, patron de la cérémonie. Le ministre nigérien des Transports et de l’Aviation civile, le Colonel-major Abdourahamane Amadou, était également présent.

Placée sous le thème « Résilience et sécurisation des chaînes logistiques dans un environnement mondial en pleine mutation », cette rencontre de trois jours a réuni des acteurs du secteur autour des défis liés à la fluidité des échanges commerciaux, à la performance des infrastructures et à la sécurisation des chaînes logistiques africaines.

Des obstacles majeurs à la fluidité des échanges commerciaux

Les travaux ont permis de relever plusieurs contraintes qui freinent le développement du transport et de la logistique en Afrique. Parmi les difficultés identifiées figurent la vétusté des infrastructures, l’insuffisance de la digitalisation et de l’interconnexion des systèmes, la non-opérationnalité de certains guichets uniques, la persistance de pratiques anormales ainsi que les coûts élevés des surestaries et des frais de détention.

Cérémonie de clôture de TRANSLOG AFRICA 2026, 22 octobre 2026
La Directrice générale du CBC, Denise Bado/Bouda – Ph. DR

Ces obstacles contribuent à l’augmentation des coûts logistiques et affectent la compétitivité des économies africaines. Face à ce constat, les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à améliorer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement et à renforcer la coopération entre les États.

Des recommandations pour des chaînes logistiques plus performantes

Parmi les principales recommandations figurent l’élaboration de schémas directeurs nationaux et régionaux de la logistique, la mise en place d’un guichet unique maritime et du commerce extérieur, ainsi que l’interconnexion des plateformes numériques des ports, des Douanes et des opérateurs.

Cérémonie de clôture de TRANSLOG AFRICA 2026, 22 octobre 2026
Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo – Ph. DR

Les participants ont également préconisé la simplification des procédures d’amendement des connaissements, le développement d’une expertise nationale en ingénierie logistique et le renforcement de la coopération entre les États voisins.

Pour le ministre d’État, Émile Zerbo, la maîtrise des chaînes logistiques constitue un enjeu stratégique pour l’indépendance des États africains.

Cérémonie de clôture de TRANSLOG AFRICA 2026, 22 octobre 2026
Une vue des participants – Ph. DR

« Il n’y a pas de souveraineté véritable sans maîtrise de nos chaînes logistiques. C’est le sens du combat que mène le Burkina Faso, sous le leadership éclairé du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’État, dans le cadre de la Révolution progressiste populaire, qui a fait de la souveraineté et du développement endogène des choix irréversibles », a-t-il souligné.

Un appel à la mise en œuvre effective des recommandations

Au-delà de la formulation des recommandations, le ministre d’État a insisté sur la nécessité de traduire les conclusions du symposium en actions concrètes. Il a, notamment, annoncé la mise en place, sans délai, d’un comité de suivi confié au Conseil burkinabè des chargeurs, ainsi que l’accompagnement de l’élaboration d’un instrument juridique visant à consacrer la reconnaissance officielle de TRANSLOG AFRICA.

Cérémonie de clôture de TRANSLOG AFRICA 2026, 22 octobre 2026
Le ministre nigérien des Transports et de l’Aviation civile, Abdourahmane Amadou – Ph. DR

« Ces recommandations ne sauraient demeurer lettre morte. Nous veillerons à la mise en place, sans délai, du Comité de suivi confié au Conseil burkinabè des Chargeurs, et accompagnerons l’élaboration de l’instrument juridique consacrant la reconnaissance officielle de TRANSLOG AFRICA. J’invite chaque acteur à s’approprier la part qui lui revient. TRANSLOG AFRICA doit demeurer un instrument de coopération au service d’une Afrique qui décide par elle-même et pour elle-même », a-t-il affirmé.

Rendez-vous en 2028 pour la 6ᵉ édition

À l’issue de cette 5ᵉ édition, les participants ont pris rendez-vous en 2028 pour la 6ᵉ édition du Symposium international sur le transport et la logistique en Afrique. Cette prochaine rencontre devra permettre de consolider les acquis, de renforcer la coopération entre les acteurs et de poursuivre les efforts en faveur de chaînes logistiques africaines plus résilientes, plus sûres et plus performantes.

Lire aussi >> Transport et logistique : La résilience des chaînes logistiques au cœur de TRANSLOG AFRICA 2026

À travers les recommandations formulées, TRANSLOG AFRICA 2026 met ainsi l’accent sur la nécessité de renforcer les infrastructures, la coopération régionale et les outils numériques afin de faire de la logistique un levier de compétitivité économique et de souveraineté pour les États africains.

Hamadou A. CISSÉ

Latribunedufaso.net

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