Le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu) a organisé dans la matinée de ce 23 juin 2026, une conférence de presse sur le lancement de la campagne de Chimio-Prévention du Paludisme Saisonnier (CPS+) 2026.
Selon Dr Sidzabda Kompaoré, Secrétaire permanent du SP/Palu, la chimio-prévention du paludisme saisonnier consiste à l’administration gratuite des médicaments préventifs aux enfants âgés de 3 à 59 mois afin de les protéger contre le paludisme pendant la saison des pluies, période de forte transmission.
Cette campagne CPS+ 2026 se déroulera de juin à octobre 2026 en cinq passages mensuels selon le calendrier suivant. Po du 25 au 28 juin 2026 pour les 24 districts sanitaires ayant les plus grandes incidences. Ensuite, pour l’ensemble des 70 districts, P1 du 23 au 26 juillet 2026, P2 du 20 au 23 août 2026, P3 du 17 au 20 septembre 2026, P4 du 15 au 18 octobre 2026.

Pour Dr Sidzabda Kompaoré, les avantages de cette stratégie sont, entre autres, une réduction d’environ 75% des cas de paludisme chez les enfants, une diminution des formes graves et des décès. Dr Kompaoré a également indiqué que l’efficacité de cette chimio-prévention repose sur la bonne administration des médicaments. Il a tenu à signaler que ces médicaments sont préventifs et ne remplacent pas le traitement des cas de maladie.
« La CPS+ est une intervention majeure du Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme. Elle mobilise d’importantes ressources humaines, matérielles et financières, témoignant ainsi de la priorité accordée à la santé et au bien-être des enfants de notre pays. L’efficacité de la CPS+ repose en grande partie sur la bonne administration des médicaments.
J’insiste particulièrement sur ce point. Les parents et les gardiens d’enfants doivent veiller au respect strict des trois jours de prise de médicaments à chaque passage. Une prise incomplète ou incorrecte réduit considérablement l’efficacité de la protection. Nous invitons également les parents à présenter systématiquement tous les enfants éligibles aux distributeurs communautaires afin qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte », a-t-il insisté.

En plus de l’administration des médicaments, la campagne intègre notamment le dépistage de la malnutrition aiguë, la recherche des enfants non à jour de leur vaccination antipaludique, la prise en charge communautaire des enfants fébriles ainsi que l’identification et la destruction des gites larvaires. L’utilisation systématique de la moustiquaire imprégnée d’insecticides à longue durée d’action, l’assainissement du cadre de vie, la bonne alimentation et la vaccination restent indispensables pour une protection complète et optimale, selon Dr Sidzabda Kompaoré.

« En éliminant les eaux stagnantes et autres lieux de reproduction des moustiques, les communautés contribuent directement à réduire la transmission du paludisme. La lutte contre le paludisme ne se limite donc pas aux médicaments seulement. Elle passe également par un environnement sain. Il est donc important que nous soyons tous sensibilisés à l’identification et à la destruction des gites dans notre environnement », a-t-il conseillé.
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Pour cette campagne 2026, près de 5 millions d’enfants seront protégés à travers l’ensemble des passages, dont plus de 1,2 million dès le premier passage prévu du 25 au 28 juin 2026, à écouter Dr Sidzabda Kompaoré. Pour atteindre tous les enfants, deux stratégies sont développées par le SP/Palu, à savoir la stratégie porte-à-porte et la stratégie fixe.
Mamadou ZONGO
Latribunedufaso.net
