Au procès du meurtre de l’ex-ministre Yolande Viviane Compaoré, l’accusé Wendpanga Yannick Bougma a reconnu les faits. Lors de l’audience, l’expertise psychiatrique a évoqué un « délire chronique de persécution », possiblement lié à une schizophrénie, selon l’expert entendu à la barre.
Au terme des débats, la partie civile, représentant les ayants droit de la victime, s’est constituée en réclamant un franc symbolique au titre de la réparation.
Le ministère public a requis la réclusion criminelle à perpétuité. La défense, quant à elle, a plaidé l’irresponsabilité pénale de l’accusé en raison de son état mental.
À l’issue du délibéré, le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement, en matière criminelle et en premier ressort :
Déclare Wendpanga Yannick Bougma coupable des faits d’assassinat et de vol aggravé qui lui sont reprochés.
En répression :
Le condamne à une peine d’emprisonnement ferme de 25 ans ;
Ordonne son traitement et son suivi psychiatrique, à la diligence du Directeur de la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO) ;
Déclare recevable la constitution de partie civile des ayants droit de feue Yolande Viviane Compaoré et la dit bien fondée ;
Condamne Wendpanga Yannick Bougma à leur payer la somme d’un (1) franc symbolique en réparation du préjudice subi ;
Ordonne la restitution aux ayants droit du scellé comprenant trois téléphones portables, une tablette, deux chargeurs et un sac à main ;
Ordonne la confiscation, aux fins de destruction, du scellé comprenant une chemise, une clé USB et un casque audio ;
Condamne Wendpanga Yannick Bougma aux entiers dépens.
Le tribunal a informé le condamné qu’il dispose d’un délai de dix (10) jours pour interjeter appel s’il n’est pas satisfait de la décision rendue.
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Source : DCRP-MJ
