À la séance d’évaluation des contrats d’objectifs des membres du Gouvernement conduite par le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a présenté un bilan marqué par des avancées significatives dans le renforcement du système sanitaire national. Son action à la tête du département a été sanctionnée par un taux d’exécution physique global de 84 %.
Selon le ministre de la Santé, le contrat d’objectifs qui lui a été assigné au titre de l’année 2025 était structuré autour de trois objectifs stratégiques et six actions prioritaires.
« Au terme de l’évaluation du contrat d’objectifs, nous sommes rendus à un taux d’exécution physique global de 84 %. Dans les domaines des infrastructures, des ressources humaines et de la prévention, des résultats tangibles ont été atteints », a-t-il déclaré.
L’année 2025 a été marquée par plusieurs inaugurations majeures d’infrastructures sanitaires, notamment le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala, le centre de radiothérapie de l’hôpital de Bobo-Dioulasso, ainsi que le centre d’hémodialyse du CHR de Gaoua, contribuant au renforcement de l’offre de soins spécialisés.

En matière d’infrastructures sanitaires de proximité, 20 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) ont été construits et mis en service, tandis que 25 CSPS chefs-lieux de commune ont été transformés en Centres médicaux communaux, améliorant ainsi l’accessibilité géographique des populations aux soins de santé.
Sur le plan des ressources humaines, la mise en œuvre du plan 1000×5, en appui à l’Initiative présidentielle pour la santé, a permis d’engager la spécialisation d’environ 2 000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, afin de doter progressivement le pays de spécialistes en nombre et en qualité.
Les actions de prévention ont également été intensifiées. Plus de 15 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action de nouvelle génération ont été distribuées, tandis qu’environ 4,5 millions d’enfants âgés de 3 à 59 mois ont bénéficié de la chimio-prophylaxie saisonnière du paludisme entre juin et octobre.
En matière de vaccination, plus de 750 000 enfants de 0 à 11 mois ont été entièrement vaccinés contre plusieurs maladies, dont la diphtérie, la rougeole, l’hépatite B et Haemophilus influenzae de type B, contribuant à une réduction significative de la morbidité infantile.
« Ce sont autant de maladies évitées grâce à la vaccination. Ces résultats traduisent notre engagement à protéger les enfants et à renforcer durablement la santé publique », a souligné le ministre de la Santé.
Malgré ces acquis, le ministre a reconnu que les attentes des populations demeurent fortes. À cet effet, le Chef du Gouvernement l’a exhorté à redoubler d’efforts pour améliorer l’accès équitable à des services de santé et de nutrition de qualité sur l’ensemble du territoire national.
Pour l’année 2026, plusieurs projets structurants sont annoncés, notamment la pose de la première pierre du CHU de Fada, l’achèvement des travaux du CHU de Gaoua — réalisés à 78 % à fin 2025 — en vue de sa mise en service d’ici la fin de l’année, ainsi que l’ouverture de centres d’hémodialyse à Dori, Dédougou et Banfora.
Une attention particulière sera également accordée aux zones à fort défi sécuritaire, afin d’y maintenir un paquet intégré de services de santé et de nutrition au profit des femmes et des enfants. « En 2026, notre priorité sera d’accélérer les grands projets hospitaliers, d’achever le CHU de Gaoua, de lancer celui de Fada et de rapprocher davantage les soins spécialisés des populations, tout en renforçant les interventions dans les zones vulnérables », a affirmé le ministre de la Santé.
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Source : DCRP/Primature
