Le ministère en charge de la Justice a procédé au lancement de 03 nouvelles plateformes cet après-midi du décembre 2025 à Ouagadougou. La cérémonie de lancement a été présidée par le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, représenté par le ministre d’État, ministre chargé l’Administration territoriale, Émile Zerbo.
Dans le cadre de la dématérialisation des procédures administratives, le ministère en charge de la Justice a lancé, le 15 décembre 2025 à Ouagadougou, 3 plateforme numérique. Il s’agit de des plateformes « justice-penale.gov.bf », « e-permiscommuniquer.gov.bf » et « e-actes-rccm.gov.bf ».
La plateforme « justice-penale.gov.bf », permet d’effectuer le dépôt et le suivi en ligne des plaintes, intégrant le traitement des dossiers au sein des parquets près les Tribunaux de Grande Instance. La plateforme « e-permiscommuniquer.gov.bf » est consacrée à la demande en ligne du permis de communiquer pour rendre visite à un proche en détention dans un établissement pénitentiaire. En ce qui concerne le dernier outil à savoir la plateforme « e-actes-rccm.gov.bf », elle est développée pour les demandes en ligne des actes dérivés du Registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM).

Selon le ministre en charge de la Justice, Rodrigue Bayala, la mise en place de ces plateformes répond à un besoin crucial, celui d’améliorer l’accessibilité à la justice. Selon lui, de nombreux citoyens font face à des obstacles psychologiques et physiques pour accéder aux services judiciaires.
« Aujourd’hui, le véritable problème de la justice, c’est son accessibilité », a-t-il affirmé. Il a illustré ses propos par le cas du permis de communiquer, indispensable pour rendre visite à une personne en détention. « Il faut parcourir de longues distances, avec tous les risques et frais que cela implique, attendre parfois toute une journée au palais de justice, voire plus, pour obtenir ce document. Cela crée une surcharge de travail pour les greffiers et magistrats, tout en décourageant les citoyens », a-t-il deploré.

Pour lui, ces nouvelles solutions numériques permettront non seulement de désengorger les services, mais aussi de renforcer la transparence, la rapidité et l’efficacité dans le traitement des demandes.
Dans son discours, lu par son représentant, le premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, a indiqué que les solutions digitales sont une réponse efficace aux freins organisationnels et à la lourdeur qui caractérisent l’administration. Il est donc impérieux que les cours et tribunaux du pays intègrent désormais les outils technologiques pour fluidifier la gestion des dossiers et réduire l’encombrement des juridictions.
« Le Burkina Faso entend faire de la digitalisation de son administration et la dématérialisation des différentes procédures un outil au cœur de la réforme de l’État et l’amélioration des performances de l’administration publique burkinabè », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, il a invité l’ensemble des usagers du service public de la justice et les acteurs judiciaires à s’approprier ces plateformes. « Ils constituent non seulement une innovation technologique, mais surtout une opportunité exceptionnelle pour gagner en temps, en efficacité et en transparence », a-t-il signifié.
Inès TOUGMA
Latribunedufaso.net

