Club de la presse : « Le journaliste doit considérer les FDS comme des partenaires incontournables », Commandant Guy Yé

Pour son 4e numéro du club de la presse, le Centre national de presse Norbert Zongo (CNP/NZ) a retenu comme thème : « la sécurité des journalistes et la collaboration médias-FDS ». Pour la circonstance, le Commandant de gendarmerie Guy Ye, chargé de communication et des relations publiques de la Gendarmerie nationale et le Lieutenant-colonel Evrard Somda, également du même corps, ont été appelés à se prononcer. Le premier volet du thème, « sécurité des journalistes », a été développé par le Lieutenant-colonel  Somda ; le second volet, « collaboration médias-FDS », par le Commandant de gendarmerie Yé. C’était ce vendredi 5 février 2021, à Ouagadougou.

Le Lieutenant-colonel Evrard Somda, lors de sa communication, a indiqué que depuis l’avènement du terrorisme au Burkina Faso, en 2015, la protection du journaliste a été renforcée au vu de la sensibilité de son métier. « Le journaliste en raison de l’activité particulière qu’il mène expose sa vie à un moment donné. Depuis 2015, avec l’avènement du terrorisme, la sensibilité de la protection des journalistes a été renforcée », a-t-il déclaré. Selon lui, la sécurité du journaliste est multidimensionnelle et peut se faire par différents moyens à l’image des sensibilisations et du partage des informations. « La sécurité des journalistes peut être assurée à travers les sensibilisations des différents acteurs sur les risques liés à la profession ; on peut assurer votre sécurité en vous donnant des informations qui vous empêche de tomber dans certaines difficultés », a -t-il affirmé avant de faire savoir que le plus grand risque lié à la profession demeure l’enlèvement.

Sur le second volet du thème, « collaboration médias-FDS », le Commandant  Guy Yé dépeint la collaboration entre les hommes de médias et les Forces de défense et de sécurité (FDS). Le chargé de communication et des relations publiques de la Gendarmerie nationale trouve la collaboration assez bonne de nos jours par rapport aux années antérieures. « La collaboration entre médias FDS est globalement bonne. On a vu des cas où l’agent de sécurité aide le journaliste à mieux s’approcher pour avoir un bon son où à avoir des images en retardant le départ d’une autorité », a-t-il confié. Aussi ajoute-t-il que chacun a besoin que l’autre fasse bien son travail dans l’intérêt de tous. « On a besoin de vous pour nous informer et vous avez besoin de nous pour vous sécuriser », a-t-il fait comprendre. « Si dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, on a empêché un journaliste de travailler, c’est pour sa propre sécurité », souligne-t-il. Pour lui, s’il y a des incidents dans la collaboration,  c’est parce que « chacun ignore comment l’autre doit travailler » ; et invite à cet effet, les parties prenantes à plus de compréhension pour que chacune des parties puisse trouver son compte. « Il faut chercher à comprendre les exigences du travail de l’autre, pour que chacun puisse tirer profit », a-t-il affirmé. 

Les conférenciers du jour ont saisi l’occasion pour donner des règles de sécurité à observer dans un contexte de terrorisme comme le nôtre. Pour Evrad Somda, il y a des zones où il faut être accompagné et des zones où il faut aller en toute discrétion. « Lorsque vous faites l’objet d’une attaque ou menace particulière, le mieux c’est de se référer aux FDS les plus proches de l’endroit où vous êtes », a-t-il confié. « Le journaliste doit considérer les FDS comme des partenaires incontournables », a souligné Guy Yé.

Tiba Kassamse Ouédraogo (Stagiaire)
Latribunedufaso.net

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