Préserver l’unité, la Cohérence et la pérennité du WAP mais aussi et surtout doter le WAP d’une gouvernance pleinement fonctionnelle dotée de moyens, de légitimité. C’est tout l’objectif de la 3ème réunion du conseil des ministres chargés des Aires Protégées du complexe WAP qui se tient ce lundi 25 août 2025 à Ouagadougou.
Site du patrimoine mondial de l’UNESCO, le Complexe W-Arly-Pendiari, constitue l’un des plus vastes ensembles d’aires protégées de la savane soudano-Sahelienne en Afrique de l’ouest. C’est un pilier pour la résilience écologique, la stabilité locale et le développement durable du Bénin, du Burkina Faso et du Niger. Aujourd’hui le WAP fait face à la situation sécuritaire préoccupante qui met en péril les efforts de conservation et qui nécessite une solidarité régionale.
C’est pourquoi cette troisième réunion est très importante dans l’histoire de la gestion des Aires protégées dans le complexe WAP. Premier objectif à atteindre, c’est que la réunion de Ouagadougou doit désigner le Secrétaire Exécutif du WAP.

Cette 3ème réunion doit également permettre de connaître les membres du Conseil scientifique et de voir également la mise en œuvre des recommandations de la réunion qui s’est tenue au Bénin il y’a 3 ans. Enfin, la rencontre de Ouagadougou permettra de designer un nouveau président en exercice de l’organisation.
Pour Constant Houndeon, Conseiller technique du ministre Béninois du Cadre de Vie et des Transports chargé du développement durable a salué l’accord tripartite entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger au profit du complexe WAP.
Le complexe W-Arly-Pendjari que partagent nos trois pays est géré de façon concertée depuis plus 30 ans et cela à travers divers mécanismes, initiatives et projets.

La portion burkinabè du WAP, composée du parc W Burkina, du parc national d’Arly et des aires classées adjacentes, couvre une superficie de 978 487 hectares représentant plus de 25% des aires classées de notre pays. Ce complexe très riche en paysages et en biodiversité abrite près de 70% de la faune sauvage du Burkina Faso.
Selon le ministre Roger Baro, la gestion durable des aires protégées s’insère dans deux piliers du plan d’actions pour la stabilisation et le développement. Il s’agit du Pilier 1 : Lutter contre le terrorisme et restaurer l’intégrité territoriale en son objectif stratégique 1. 2 : renforcer la sécurité intérieure du pays et la défense du territoire national et du Pilier 3 : Refonder l’État et améliorer la gouvernance en son objectif stratégique 4.1 : Développer durablement un secteur agro-sylvo-pastoral, faunique et halieutique productif et résilient, davantage orienté vers le marché.
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Source : DCRP/ MEEA
