Le ministère de la Santé, à travers le Programme sectoriel santé de lutte contre le VIH/SIDA, les IST et les hépatites virales (PSSLS-IST/HV), commémore en différé ce 20 août 2025 la Journée mondiale contre l’hépatite. Cette journée est placée sous le thème, « Hépatite : faisons tomber les barrières ! ».
À l’occasion, le ministre de la Santé, Robert Kargougou, a lancé un appel fort à la population : s’informer, se faire dépister, vacciner les enfants contre l’hépatite B et adopter des comportements protecteurs. Selon lui, cette commémoration vise à renforcer l’engagement collectif face à une maladie qui demeure une menace pour la santé publique.

En effet, au Burkina Faso, les hépatites virales B et C constituent un véritable défi sanitaire en raison des complications graves qu’elles entraînent, notamment la cirrhose et le cancer du foie. Pourtant, elles restent encore peu connues des populations.
Les dernières données nationales datant de 2010 indiquaient une prévalence de 9,1 % pour l’hépatite B et 3,6 % pour l’hépatite C. Ce constat, selon le ministre, interpelle et appelle une mise à jour urgente de la surveillance épidémiologique.

Pour faire face, le pays a mis en place une stratégie de lutte reposant sur quatre piliers :
– la prévention, avec un accent sur l’éducation sanitaire et la vaccination des nourrissons ;
– le dépistage précoce, crucial pour détecter les cas asymptomatiques et offrir une prise en charge rapide ;
– la prise en charge et le traitement, avec un accès accru aux soins et traitements disponibles ;
– le renforcement des compétences du personnel de santé, afin d’assurer un diagnostic et un suivi de qualité.

Le parrain de la cérémonie, par ailleurs Directeur général de la CAMEG, Eric Tougouma, a rappelé que l’hépatite, bien qu’étant un défi majeur, n’est pas une fatalité. « En brisant les barrières de l’ignorance et de l’inaccessibilité, nous pouvons offrir un avenir plus sain à nos populations », a-t-il insisté.
Inès TOUGMA
Latribunedufaso.net
