Depuis plus de 23 ans, le Centre d’Accueil des Enfants en Détresse (CAED) « Les Saints Innocents », situé dans le quartier Guiloungou à Ziniaré, incarne un havre de compassion. Fondé le 9 juin 2002 par les Sœurs de l’Immaculée Conception de Ouagadougou, il offre un abri sûr et bienveillant aux enfants de 1 à 3 ans, orphelins ou abandonnés, en leur redonnant une chance de grandir dans la dignité.
Depuis sa création, des milliers d’enfants ont retrouvé espoir, chaleur et sécurité grâce aux soins du centre. Aujourd’hui, une équipe dévouée de 30 agents, dont 12 nourrices, assure une prise en charge complète : alimentation, habillement, hygiène, santé et accompagnement affectif. Une quinzaine d’anciens pensionnaires ont même pu accéder à l’université, grâce à l’encadrement reçu et au parrainage constant d’âmes généreuses. Une fierté partagée par tous les acteurs du centre.
Un besoin constant en lait infantile
Le CAED accueille une trentaine d’enfants pensionnaires, souvent issus de situations sociales extrêmement vulnérables : enfants trouvés, abandonnés, nés d’un inceste, d’une mère souffrant de troubles mentaux ou décédée en couches. La demande en lait est donc critique et constante, en particulier pour ces nourrissons qui n’ont aucune autre source d’alimentation.

Un soutien essentiel du ministère en charge de l’Action humanitaire
En partenariat avec les services déconcentrés du ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, le centre bénéficie d’un appui précieux du Fonds National de Solidarité et de Résilience Sociale (FNS-RS). Cet accompagnement se manifeste notamment par des dons réguliers de lait infantile, qui permettent de soulager les charges du centre.
Autonomie et initiatives locales
Au-delà des aides, le CAED déploie des activités génératrices de revenus : jardinage, agriculture, entretien de vergers fruitiers… Des initiatives qui participent non seulement à la subsistance du centre, mais aussi à sa résilience.

Un appel vibrant à la solidarité
La Directrice du centre, Sœur Françoise Yanogo, lance un cri de cœur aux autorités, aux bonnes volontés et aux partenaires. « Aidez-nous à continuer cette œuvre de vie. Chaque goutte de lait, chaque mot d’encouragement, chaque visite compte. », a-t-elle dit.
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Parmi les défis prioritaires à relever nous avons l’approvisionnement régulier en lait infantile, l’accès à l’eau potable, l’amélioration des soins pour certains cas spécifiques, la formation continue du personnel, et surtout, la valorisation de leur engagement quotidien par des soutiens matériels et moraux, a-t-elle ajouté.
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Source : DCRP/MAHSN
